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mardi 26 septembre 2017

La Maîtresse de Guerre

Auteur : Gabriel Katz
Genre : fantasy

Éditions : Pocket
Publication : 10 mars 2016
Pages : 480

Prix : 8,50€

Résumé
À sa naissance, tout le village du Nordland était en deuil : l'enfant unique d'Horn, le maître d'armes, était une fille.

Vingt ans plus tard, Kaelyn n'aspire qu'à marcher sur les traces de son père et devenir Maîtresse de guerre, la plus haute des distinctions. Armée de son courage, de son talent et de quelques rudiments d'escrime, elle prend la route du lointain sultanat d'Azman, terre barbare en proie aux cannibales.

Mais ce n'est pas sur le champ de bataille que la belle et sensuelle Kaelyn va mener son combat, car de nombreux défis l'attendent avant qu'elle puisse se prétendre digne de porter l'épée...

Avis de Marie
On entend souvent chanter les louanges des Britanniques pour leurs auteurs de renom en fantasy mais plus rarement la France. Pourtant, elle abrite nombre de plumes talentueuses qui n’ont rien à envier à certains des plus grands noms britanniques : Mathieu Gaborit, Pierre Grimbert, Jean-Louis Fetjaine ou encore Pierre Pevel pour ne citer qu’eux. Parmi ces auteurs ayant su imposer leur style et leur univers, Gabriel Katz. Expert dans la représentation (conceptuelle) de créatures diverses et variées qu’il partage avec ses lecteurs lors des séances de dédicaces, il nous fait également partager des récits épiques captivants. La Maîtresse de Guerre est l’un d’eux.

Kaelyn n’a pas de chance, elle est née fille. Son papa et ses copains, eux, ce qu’ils voulaient, en dignes guerriers du Nordland, c’est un petit gars qui remue une épée et qui sache bastonner (comme son papa maître d’armes quoi). Une fille, ça joue à la poupée et puis surtout, une fois adulte, ça reste à la maison pour s’occuper de la marmaille et de la bouffe. Enfin… ça c’est l’avenir qu’ils lui prédisent tous. Et les hommes du village comptent bien faire comprendre à Kaelyn quelle est la vraie place d’une femme. Sauf que Kaelyn, forcément, n’est pas trop d’accord avec ça. Elle, ce qu’elle veut, mais dont tout le monde s’en fout comme de son caleçon ou de ses chaussettes (propres ou sales, même combat), c’est suivre les traces de son père. À la mort d’Horn, elle déchante : personne ne la laissera prendre le titre de maître d’armes qui lui revenait de droit. Plutôt bien roulée, les hommes ne la voient pas, et ne veulent surtout pas la voir, en guerrière. C’est une femme et les femmes : aux fourneaux (et en silence s’il vous plaît) !! Alors il ne lui reste qu’une seule solution : partir loin, et tenter sa chance ailleurs. Ça tombe bien, l’ambiance est à la conquête des terres barbares du sultanat d’Azman. Barbares ? Arriérés ? Esclavagistes et cannibales ? Euh, peut-être pas tout à fait… Les préjugés, c’est pas bien ! Kaelyn et ses compagnons d’armes vont en faire l’amère expérience. À peine arrivés, aussitôt éliminés. Eux qui rêvaient de gloire et de conquête vont ou perdre la tête (ou autres membres… enfin, ils perdent tous quelque chose de plus ou moins utile) ou être réduit à l’état de bête (la rime… c’est la grande forme aujourd’hui). Bref, l’idée étant qu’une certaine personne finit esclave (on se demande qui ça peut bien être !).
Vaincue par LE maître d’armes du sultanat, Kaelyn devient son esclave. Sauf que lui, à la base, elle ne l’intéresse pas plus que ça et il ne voit la belle rousse que comme un boulet qu’il lui faut traîner dans sa maison. Finalement, la situation est encore pire que si elle était restée bien sagement dans son village. Ou pas ! Farouche, déterminée, Kaelyn espère bien faire céder le maître d’armes et apprendre tout ce qu’elle peut de son art du combat. Mais parvenir à ses fins ne sera pas aisé. D’autant plus que le pays est toujours en guerre. Kaelyn espère-t-elle vraiment sa libération ? Qui est le véritable ennemi ? Arrivée en conquérante, réduite en esclavage, Kaelyn pourra-t-elle repartir libre ? Et à quel prix ?


Honnêtement, si vous êtes fans de récits fantasy, à part vous conseiller d’aller lire La Maîtresse de Guerre, je ne peux pas faire grand-chose d’autre. Certes, l’ensemble est assez caricatural. Mais qui a dit que les clichés étaient forcément mauvais ? Ici, ça marche complètement et nous avons un récit bourré d’action et de rebondissements, aux personnages marquants et à l’histoire prenante. Même si ce n’est pas mon roman préféré de Gabriel Katz (et puis il m’en reste encore quelques-uns à découvrir), on ne va pas se mentir : j’ai beaucoup apprécié. Les adeptes de fantasy s’y retrouveront largement et les plus réticents devraient facilement se laisser convaincre.

1 commentaire :

  1. Tu as raison, il y a aussi de très bons auteurs de fantasy en France ! J'ai adoré la trilogie du Puits des mémoires et j'ai hâte de commencer ce one shot. J'espère apprécier tout autant le style de Gabriel Katz.

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