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jeudi 6 juillet 2017

L’Histoire de la Bête

Auteur : Serena Valentino
Traduction : Caroline Minic
Genre : fantastique, romance

Editions : Hachette
Collection : Hors Série
Publication : 1er Mars 2017
Pages : 192

Prix : 13,90€

Résumé

C'est une histoire vieille comme le monde : celle d'un prince cruel transformé en Bête. Et celle d'une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l'amour qu'il ressent pour elle. Puis ils se marient et eurent beaucoup d'enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu'importe ce que l'on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu'est-ce qui a changé le prince en la Bête que l'on connaît ? Voici l'une de ces histoires. Une histoire de vanité et d'arrogance, d'amour et de haine, de bêtes, et, bien sûr, de belles.


Avis de Marie

Pour la première fois dans le cadre du blog, j’ai participé à une opération livre voyageur. Fan inconditionnelle de Disney dont l’enfance a été marquée par des dessins-animés magnifiques, j’aime me promener sur les sites de passionnés. C’est comme ça que je suis tombée sur le site de Céline, Toutes les collections d’une Disney Addict, et sur son idée de faire partager ses lectures et sa passion des Disney par le biais d’un livre voyageur. Ayant le choix entre Maléfique et L’histoire de la Bête, j’ai longuement hésité avant d’opter pour le deuxième. Je ne regrette absolument pas mon choix puisque ce roman a été pour moi l’occasion d’en apprendre davantage sur ce personnage sombre et torturé qu’est la Bête.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié ce petit roman. Bien évidemment, on ne pourra s’empêcher de faire le lien avec le célèbre dessin-animé qui a émerveillé de nombreuses générations d’enfants. Cependant, les amateurs risquent d’être quelque peu déçus, le livre contenant de nombreuses incohérences avec l’histoire que nous connaissons. Est-ce à dire que cela a gâché ma lecture ? Nullement.

Avant d’être un être féroce et monstrueux, la Bête était un prince tout ce qu’il y a de plus charmant. Du moins, en apparence… Car derrière un physique avenant et de bonnes manières, se cachait un cœur dur comme la pierre. Egoïste et aveugle au monde qui l’entoure, le Prince ne vivait que d’apparence. Jusqu’au jour où une personne, blessée dans ses sentiments, s’attachera à lui donner une leçon. A lui d’apprendre de ses erreurs et d’ouvrir son cœur. Mais attention ! Il n’aura pas toute l’éternité pour trouver la personne qui saura l’aimer pour ce qu’il est. Le temps lui est donc compté. Mais la Bête est-elle capable d’aimer ?

Dans les grandes lignes, nous retrouvons la trame du dessin-animé. Néanmoins, les incohérences arrivent dès les premières pages et si je n’en dirai pas plus pour ne pas en dévoiler trop, cela ne m’a pas perturbée outre mesure. Ainsi, l’introduction des trois sorcières dans le récit apporte une touche de dynamisme et d’humour (certes un peu noir) et permet également de ne pas avoir une redite totale de ce que nous avons pu voir et revoir. Le lecteur se retrouve alors agréablement surpris, aussi bien par cette entrée en matière inattendue que par le caractère totalement imprévisible des trois sœurs. Reines de la zizanie, on ne peut pas dire qu’elles sont attachantes, loin de là. C’est justement leur côté méchant et drôle qui m’a fascinée. Jusqu’où sont-elles prêtes à aller pour voir le Prince sombrer ? Loin… Très loin même !
Autre point qui m’a plu et qui est déjà mis en Lumière (pardon… elle était facile celle-là) c’est le côté sombre du personnage de la Bête. Je ne m’attendais pas à ce que l’auteur accentue cet aspect-là de l’histoire, rendant la Bête encore plus ténébreuse et bestiale qu’elle nous semblait l’être. Dans le dessin-animé, si elle se révèle effrayante au début, elle finit très rapidement par nous attendrir. Dans le roman, c’est moins évident, la Bête étant plus torturée que jamais et sur le point de sombrer à tout instant.

Petit avertissement : le livre, s’il se veut davantage une histoire alternative du récit original de Disney plutôt qu’un complément, n’en reste pas moins inséparable. En effet, en ne se concentrant quasiment que sur des passages absents du dessin-animé ou du film sorti en mars 2017, le roman rend indispensable, à mon sens, la connaissance de l’une ou l’autre des deux œuvres. Ainsi, des passages entiers de l’histoire ne sont pas abordés, l’auteur partant du principe que les passages communs à la Bête et à Belle ont été vus. A mon sens, cela est un peu dommage et il aurait été préférable, quitte à rallonger un petit peu le roman, que ces passages soient évoqués.

Autre point qui m’a un peu dérangée : il est mentionné que le livre est accessible dès l’âge de 9 ans. Si certes, il n’y a pas de passages compliqués ou traumatisants, le livre n’en reste pas moins assez volumineux pour un enfant de cet âge. D’autant plus que le style, bien que simple et fluide pour une personne adulte, pourrait poser quelques difficultés si l’enfant n’est pas accompagné dans sa lecture.


Bref, vous l’aurez compris, ce roman a réussi à conquérir mon cœur sans trop de difficultés. Ne vous attendez pas à un complément du dessin-animé, il s’agit là plutôt d’une histoire alternative qui change quelque peu la vision que nous pouvions avoir de la Bête. Un indispensable pour tout fan qui se respecte ;)

1 commentaire :

  1. Un petit roman qui m'a également plu. Curieuse de lire les autres qui existent sur d'autres "méchants" de Disney.

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