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mercredi 21 juin 2017

La Malédiction de l’Anneau, Tome 1 – Les Chants de la Walkyrie

Auteur : Edouard Brasey
Genre : fantasy, mythologie

Éditions : Belfond
Publication : 2 octobre 2008
Pages : 396 pages

Prix : 23€ (papier) – 13,99 € (ebook)


Résumé

Premier tome de la tétralogie La Malédiction de l'anneauLes Chants de la Walkyrie plonge au cœur des anciennes mythologies et légendes nordiques. Dans ce premier volet, Brunehilde, fille d'Odin, le dieu suprême, fuit par amour l'univers des dieux et découvre le monde des hommes...
Odin, le dieu suprême, a engendré sur terre la puissante lignée des rois du Frankenland, les seuls à pouvoir perpétuer l'étincelle divine qui sommeille au cœur des hommes. Mais Frigg, l'épouse d'Odin, frappe la reine du Frankenland de stérilité. Odin fait alors appel à Brunehilde, la Walkyrie chargée de recueillir le dernier souffle des guerriers valeureux pour les conduire au paradis du Walhalla, afin qu'elle apporte à la reine l'une des pommes d'éternelle jeunesse qui poussent dans le verger de Freya. Pour accomplir sa mission, Brunehilde doit abandonner son statut de déesse et de vierge guerrière. Devenue simple mortelle, elle chante les anciennes sagas mettant en scène les dieux et les héros, avant d'être, par amour, reine, épouse et mère. Mais la malédiction de l'anneau du Nibelung va bientôt entraîner le crépuscule des dieux...


Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes... Dans la lignée de L'Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, et du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Les Chants de la Walkyrie est le premier volume de La Malédiction de l'anneau, une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, inspirée des anciennes mythologies et légendes nordiques.



Avis de Marie

Je ne sais pas si c’était dû à la reprise de la série Vikings (que je love love love +++) mais je me suis mis en tête depuis quelques temps de découvrir certaines littératures, dont les littératures asiatique et nordique. Ayant commencé en douceur avec la littérature asiatique, il me fallait donc attaquer désormais la littérature nordique suite à ma petite période no life pour voir la dernière saison de la série. Comme j’adore l’histoire et la mythologie, je me suis donc lancée dans deux ouvrages très différents :
-       Vikings de Régis Boyer, un livre retraçant le phénomène vikings, de ses origines à sa disparition, en passant par son impact sur les royaumes européens ;
-       La Malédiction de l’Anneau, Tome 1 – Les Chants de la Walkyrie d’Edouard Brasey qui reprend le mythe de l’anneau du Nibelung et objet de cette chronique.

Qui n’a pas entendu parler de l’Anneau maudit du Nibelung, ne serait-ce que par le célèbre opéra L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner avec la non moins célèbre Chevauchée des Walkyries (un petit extrait en cliquant sur le lien) ? La tétralogie de La Malédiction de l’Anneau se veut le récit de ce fameux mythe. Pour mener à bien son objectif, Edouard Brasey a effectué de longues et nombreuses recherches et nous fait part de ses démarches dans une préface fort éclairanteÉcartons les stéréotypes habituels du viking pour nous concentrer sur ce récit mythique. 

Odin, dont l’essence divine a été corrompue par la perfidie de Loki, sait que l’heure des Dieux touchera bientôt à sa fin. Or, il ne peut se résoudre à leur disparition. Pour déjouer le destin, il lui faut survivre, par n’importe quelle moyen. Les Hommes sont l’avenir. C’est donc à travers eux qu’Odin vivra. Les rois du Frankenland seront ainsi les illustres descendants du dieu suprême. Mais la lignée est maudite et la survie de l’essence divine d’Odin en péril. Frigg, son épouse, jalouse de ses aventures amoureuses, frappe de stérilité la reine du Frankenland. Comment la lignée peut-elle alors perdurer ? Seule Frigg pourrait lever sa malédiction mais vexée dans sa fierté de femme et d’épouse modèle, elle refuse obstinément de changer d’avis. Les pommes du jardin de Freya pourraient lever la malédiction. Or, celles-ci sont précieusement gardées, elles qui garantissent aux Dieux leur vitalité, et les Dieux ne peuvent se mêler directement du destin des hommes. Odin va par conséquent devoir redoubler de stratagèmes pour parvenir à ses fins… Qui de mieux que sa fille préférée pour l’aider ? Brunehilde la Walkyrie, la fière guerrière, va devoir se rendre dans le monde des Mortels et s’assurer que la lignée puisse se perpétrer. Mais il lui faudra sacrifier beaucoup pour mener à bien sa mission, à commencer par son statut de déesse… Forcée de vivre comme une mortelle au milieu des Mortels, elle connaîtra les joies de l’amour aussi bien que le goût amer de la trahison. Le Crépuscule des Dieux est proche et certains sont décidés à ce qu’il ait bien lieu ! 


Comment résister à la malédiction de l’Anneau ? Comment Brunehilde pourra-t-elle mener à bien sa mission ? Au travers de ce premier tome de La Malédiction de l’Anneau, nous remontons aux origines du mythe. Comment le Ragnarök a-t-il été annoncé ? Pourquoi les Dieux sont-ils condamnés à disparaître ? Passionnés de mythologie, nul doute que vous y trouverez votre bonheur. Ici, nous remontons aux premières origines des mondes, jusqu’à ce qu’Odin soit corrompu par la perfidie de Loki. Se jouant de lui, cet être de discorde se fait la voix de la mauvaise conscience du Dieu suprême pour mieux lui insuffler son venin. Mais à quelle fin si ce n’est celle des Dieux ? Aucune, si ce n’est le plaisir de semer le chaos sur son passage. Or, c’est ainsi qu’un jour, Odin se retrouve en possession de l’Anneau du Nibelung, par qui tous les malheurs arriveront. Cet anneau, joyau des nains et possession du Roi Andvari. L’anneau, dérobé au roi des nains, est alors maudit par ce dernier. Quiconque le portera connaîtra une mort assurée. C’est ainsi que la lignée d’Odin est condamnée avant même d’avoir commencé à exister… Mais le Dieu est déterminé à survivre coûte que coûte et à lutter contre son destin.

Dans Les Chants de la Walkyrie, l’Anneau n’est présent qu’au début du roman pour mieux laisser place au récit des origines de la lignée maudite d’Odin. Sans cela, il nous serait impossible de comprendre le rôle de l’Anneau par la suite. Il nous faut comprendre que les Dieux eux aussi peuvent mourir, qu’eux aussi sont conditionnés par leur destin, qu’eux aussi sont limités par leur nature propre… Au même titre que les Mortels, ils se doivent d’accomplir leur destin jusqu’au bout. Tenter de résister est inutile et vain. Du moins, semble-t-il. Peut-être Odin parviendra-t-il à déjouer le mauvais sort ? Peut-être que si les Dieux sont condamnés d’avance, une trace d’eux pourra malgré tout survivre ?

Porté par une belle plume, tour à tour pleine de douceur et de poésie ou de violence, le récit nous emmène sur les traces de Brunehilde. C’est à travers ses yeux et sa voix que nous vivons la malédiction de l’anneau, la perfidie de Loki ou encore la rencontre avec les filles du Rhin. C’est avec ce roman que je me suis rendue compte à quel point Tolkien s’était inspiré de la mythologie nordique pour Le Seigneur des Anneaux. Est-ce à dire que La Malédiction de l’Anneau en est une redite ? Loin de là. D’un côté nous avons une inspiration, de l’autre une réécriture. Cependant, si j’ai été happée dès les premières pages dans le récit, au bout d’un certain temps j’ai fini par ressentir une certaine lassitude. En cause, de nombreuses longueurs et répétitions, qui sont venues casser un récit au début rythmé. Heureusement, l’histoire est tellement palpitante qu’il m’a été impossible de renoncer à cette lecture, tant je suis curieuse de connaître la suite. 



Les Chants de la Walkyrie est le premier tome d’une saga nordique qui se veut une réécriture la plus fidèle possible au récit mythologique, que nous connaissons à travers les vieux poèmes eddiques (les Edda). Si le roman souffre de certaines inégalités de rythme dans son écriture, il n’en demeure pas moins un récit épique qui saura ravir les adeptes de mythologie !

2 commentaires :

  1. Pourquoi pas, je me le note, il a l'air vraiment pas mal et je ne connaissais pas du tout :)

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    Réponses
    1. Il est vraiment pas mal, même si tu ne connais pas trop la mythologie scandinave. Il peut être une bonne introduction :)

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