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jeudi 15 juin 2017

Celui qui hantait les ténèbres

Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Titre VO : The Haunter of the Dark
Genre : nouvelle, fantastique

Prix : 0€ (ebook) – Texte libre de droits


Résumé

Robert Blake est retrouvé mort chez lui, une expression de terreur sur le visage. Que s'est-il passé ? Quelle est l'indicible vérité ?






Avis de Marie
Il est des auteurs incontournables de la nouvelle fantastique. Et en la matière, l’un des maîtres est sans conteste H. P. Lovecraft. Cet auteur du début du XXème siècle a écrit de nombreux textes en la matière, contribuant à l’essor du genre.

Un petit éclairage concernant le genre qu’est la nouvelle fantastique s’impose donc au préalable. La nouvelle – étudiée dès le collège si mes souvenirs sont bons – est un récit qui se veut très court. La nouvelle fantastique quant à elle, aime à nous plonger dans les méandres du doute à travers une courte histoire. Le Horla de Maupassant en est un très bon exemple. Le lecteur, sans cesse placé en situation de doute, ne sait que croire : est-ce son esprit qui se joue de lui (et nous tendrions alors vers la folie) ou bien des évènements inexplicables ont-ils bien eu lieu (nous tendrions alors vers le paranormal) ?

Robert Blake part s’installer dans un village perdu où la superstition règne. Les villageois n’auront de cesse de le mettre en garde : l’église est maudite, il ne faut pas s’en approcher. Il s’avère qu’ils n’avaient pas tout à fait tort et que la réalité est bien pire encore que ce que Robert pouvait imaginer. En entrant dans l’église, Robert va définitivement franchir les limites du rationnel. Très rapidement, Lovecraft écarte l’hypothèse exclusive de la folie pure. Si Robert Blake avait sans conteste un certain grain de folie, cela ne faisait pas pour autant de lui un fou ni un affabulateur. Sceptique quant à la présence d’une puissance maléfique au sein du clocher, Robert Blake est bien décidé à mener l’enquête. La peur des villageois doit bien avoir une origine rationnelle. Or, ce n’est bien entendu pas le cas et le mal qui se tapit dans les ténèbres n’attend qu’une occasion de s’en échapper. Cette recherche de la vérité coûtera la vie à Robert.

Avec Lovecraft, la nouvelle fantastique prend une dimension supplémentaire aux nuances nettement plus horrifiques. Celui qui hantait les ténèbres est une parfaite illustration du style de l’auteur. Le lecteur est ici happé dans un récit à la dimension horrifique certaine et peine à imaginer qu’il s’agit là de simple folie du protagoniste principal.

Lovecraft nous plonge dans un univers où la folie, l’horreur et la terreur sont les maîtres mots. Le présent texte, tombé dans le domaine public, peut se trouver gratuitement en version numérique grâce à des traducteurs bénévoles. Grâce à ces bénévoles, dont je remercie le travail et l’implication (même si certains s’appliqueront à dire qu’il n’est pas parfait, cela n’en reste pas moins une dure tâche et un travail des plus honorables), je me suis offert un intense moment d’angoisse. Pour vous fixer le contexte : nuit et orage soudain. Voilà, tout est dit. Autant vous dire que progressivement, je montais de plus en plus l’intensité du rétroéclairage de ma liseuse ! Cependant, même si petit à petit je sentais monter l’angoisse, impossible de lâcher l’histoire jusqu’à la fin (bon en même temps, allez essayer de vous endormir après ça !). Très courte, elle n’en reste cependant pas moins intense.
A cela s’ajoute un univers  fascinant : entre science-fiction et fantastique, l’horreur y prédomine, pour le plus grand plaisir du lecteur. Totalement happé par le récit, le lecteur ne peut résister à l’ambiance glauque du récit, se laissant lui aussi submergé par l’angoisse qui s’en dégage.  

Celui qui hantait les ténèbres est une petite nouvelle fantastique, courte mais intense, à l’univers que l’on devine riche. A sa lecture, on ne peut que comprendre pourquoi H.P. Lovecraft est reconnu comme l’un des maîtres du genre et comment il a réussi à s’imposer dans ce milieu. Bref, cette nouvelle m’a vraiment donné envie de découvrir davantage les textes de Lovecraft. Il ne me reste plus qu’à attendre une bonne nuit d’orage, histoire d’être en condition optimum !

2 commentaires :

  1. Tu m'intrigues bcp avec cette nouvelle, je note :)

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    Réponses
    1. Hihi elle est trop bien ! Angoissante mais efficace ;)

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