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mardi 27 juin 2017

Belphégor

Auteur : Arthur Bernède
Genres : Policier, Mystère

Edition : Fayard
Parution : Mars 2001


Résumé
L'intrigue ? Elle tient dans la première ligne du livre : " Il y a un fantôme au Louvre ! Telle était l'étrange rumeur qui, le matin du 17 mai 1925, circulait dans notre musée national... " À partir de là, il ne reste plus au lecteur qu'à suivre...

Avis de Manon
S’il y avait un livre que je voulais lire depuis longtemps, c’était bien celui-là !! Il faut dire que cette histoire de fantôme semant la terreur la nuit dans les couloirs du musée du Louvre avait de quoi m’intriguer !! Et même si le ton est aujourd’hui un brin suranné, je me suis laissée très facilement prendre dans l’histoire.
Paris est en émoi, un mystérieux et effrayant fantôme a réussi à s’introduire de nuit dans le musée du Louvre, allant même jusqu’à assassiner l’un de ses employés. Mais quel est son objectif ? Est-il réellement un fantôme ou un simple humain poursuivant un but peu avouable ?
C’est ce que tente de découvrir le célèbre journaliste Jacques Bellegarde. Dans son enquête, il va trouver des alliés inattendus en la personne du détective Chantecoq et de sa fille dont l’aide ne sera pas de trop notamment lorsque les indices recueillis par la police semblent faire du journaliste le principal suspect. Et si celui-ci n’avait pas suffisamment à faire, il a aussi décidé de mettre un terme à sa liaison avec la célèbre Simone Desroches, une jeune et jolie héritière versée dans le mélodrame.

Initialement, le roman est paru en 1927 sous la forme d’un feuilleton quotidien dans le journal Le Petit Parisien. Cela explique son rythme soutenu et ses nombreux rebondissements (il faut bien tenir le lecteur en haleine !). En effet, tout est fait pour nous passionner : une intrigue policière simple mais efficace flirtant avec le fantastique, un beau journaliste intrépide, un détective privé très perspicace, une jolie demoiselle et une police qui piétine. Bref, on ne s’étonnerait pas de rencontrer Arsène Lupin entre ces pages tant l’ambiance rappelle furieusement celle des aventures du célèbre gentleman cambrioleur imaginé par Maurice Leblanc en 1905. Pourtant, le livre n’échappe pas à certaines lenteurs, l’enquête avançant principalement par déductions, l’action se fait souvent attendre. En général, les passages les plus animés mettent en scène Belphégor et ses complices.

Si à première vue on peut penser que Bellegarde est le héros de l’histoire, c’est en fait Chantecoq qui tire son épingle du jeu. Si le personnage est totalement dépassé en 2017 avec ses déguisements et ses déductions parfois tirées par les cheveux, il prend tout son sens en 1925, année où se déroule l’intrigue. Il est le seul à pouvoir démasquer le diabolique Belphégor. L’identité de ce dernier, révélée dans les dernières pages, est surprenante mais assez logique quand on y réfléchit bien. Avec le recul, je pense même que l’auteur a laissé pas mal d’indices !

Le style de l’auteur est très élégant avec des retournements de situations qui m’ont fait pensé au théâtre. Rien de très osé ou graphique dans ce roman d’époque et c’est tant mieux. Ici vous ne trouverez pas de scène gore ou de romance. L’action et la réflexion sont les maîtres mots de l’histoire avec des personnages tout aussi suspects qu’intéressants.

Bref, j’ai été ravie d’enfin découvrir Belphégor. Si le livre est un peu dépassé aujourd’hui, ma lecture a été agréable et m’a tenu en haleine jusqu’au bout pour savoir qui se cachait sous le masque de Belphégor.
A noter que le livre est également disponible en version numérique libre de droits.

Extrait
« Jacques Bellegarde, le brillant rédacteur du Petit Parisien, que ses reportages en France et à l’étranger avaient rendu presque célèbre, appartenait, en effet, à cette race de journalistes qui parlent peu, agissent beaucoup et pensent davantage. »

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