MENU

jeudi 27 avril 2017

Poldark, Tome 1 – Les falaises de Cornouailles

Auteur : Winston Graham
Titre VO : Ross Poldark
Traduction : Simonne Huinh
Genre : drame, romance

Éditions : Archipel
Publication : 11 janvier 2017
Pages : 320

Prix : 20€

Résumé
1783. Après avoir pris part à la Guerre d’Indépendance, le jeune et fougueux Ross Poldark quitte l’armée britannique et l’Amérique pour retrouver les siens.

C’est un homme blessé qui rejoint ses falaises de Cornouailles. Là, il trouve le domaine familial en déshérence : son père vient de mourir et Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre…

Se repliant sur lui-même, il décide de relancer le domaine. Agriculture, élevage, prospection minière, il se bat sur tous les fronts. Et se lie même avec ses fermiers et ouvriers – quitte à se brouiller avec ses proches et l’aristocratie locale.

Un jour, lors d’une foire aux bestiaux, il prend la défense d’une fillette de treize ans, Demelza, qu’il ramène chez lui et engage à son service comme domestique.

Les années passent, Demelza s’épanouit. Et ce qui devait arriver… Quitte à choquer une fois de plus les bien-pensants, Ross n’écoutera que son cœur.


Avis de Marie
Accro des livres comme des séries, il est parfois difficile de concilier les deux passions faute de temps disponible. Que faire lorsque certaines séries sont en fait des adaptations de romans ? L’accro des livres que je suis ne peut résister en pareilles occasions. C’est exactement ce qu’il s’est passé avec Poldark, que j’ai eu l’occasion de découvrir sur Netflix, avant d’apprendre qu’il s’agissait à la base d’un roman. Impossible de résister !

Ross Poldark revient dans son pays natal après avoir participé à la Guerre d’Indépendance des États-Unis. Marqué, l’adolescent qu’il était a complètement disparu pour faire place à un homme plus mature et plus fort, n’aspirant qu’à retrouver sa promise. Or, le jeune anglais doit faire face à de terribles nouvelles à son retour. La mort de son père n’était pas suffisante, le voilà également confronté à la trahison d’Elizabeth, qui a rompu sa promesse de fiançailles pour épouser un autre homme : le propre cousin de Ross !
Amené à relancer le domaine paternel, laissé à l’abandon pendant de longues années, Ross va alors se réfugier dans ces dures tâches quotidiennes afin d’oublier sa peine. Jusqu’au jour où, croisant sur un marché une adolescente de treize ans malmenée par un groupe de garnements, il décide de la recueillir et de l’engager à son service en tant que domestique. Ross était loin de se douter que la petite allait changer définitivement le cours de sa vie.

Publié pour la première fois en 1945, je comprends pourquoi le roman est aujourd’hui réédité. Il serait en effet dommage de passer à côté de ce récit pour les fans de romans historiques. Winston Graham nous fait découvrir une fresque familiale des plus intéressantes, dans une Angleterre de la fin du XVIIIème siècle. Si la romance a une part indéniable dans l’histoire, elle n’en est pas pour autant centrale. Certes, la lectrice que je suis avait très envie de voir certaines relations évoluer davantage et plus rapidement mais Poldark, ce n’est pas que ça. C’est aussi et surtout une saga où l’on vit avec les personnages leurs pires moments comme les meilleurs. Et une chose est sûre : Ross Poldark n’est en rien épargné. Les aléas des mines, qui du jour au lendemain peuvent fermer, peuvent enrichir considérablement comme elles peuvent engloutir des fortunes familiales. Les Poldark vont en faire la terrible expérience. Famille fière et obstinée, ses membres ne se laissent pas abattre pour autant. Et Ross en est le meilleur exemple de combativité. Bien entendu, tout cela ne serait pas possible sans le soutien indéfectible de ses proches. Que faire lorsque des querelles familiales viennent faire vaciller ses piliers ?

Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ce roman, autant pour ses personnages travaillés tout en nuance que pour son ambiance générale. Cependant, il me manque un petit quelque chose, le scénario ayant tendance à devenir parfois assez plat, pour ne pas dire carrément morne, avant de repartir de plus belle. Ces hauts et ces bas ont fait qu’à plusieurs reprises j’ai décroché, tout en ayant malgré tout envie de reprendre le roman en mains pour découvrir la suite des évènements. Si les rebondissements ne sont pas extraordinaires et ne créent pas un sentiment de surprise exaltée, ils viennent cependant s’inscrire parfaitement dans le récit en amenant un peu de cette dynamique manquante.  Ainsi, je pouvais avaler des pages et des pages en quelques instants sans reposer une seule seconde le livre, pour ensuite, le laisser de côté pendant quelques jours avant de retrouver l’envie et la motivation nécessaires. Peut-être cela vient aussi du fait que le personnage que j’ai le plus apprécié ne prend de réelle importance que vers le milieu du roman et devient quasiment central.


Pour conclure, ce premier tome de Poldark est une découverte fort sympathique que les amoureux du genre ne pourront qu’apprécier. Pour ma part, je suis assez curieuse de la suite des évènements pour me lancer dans le deuxième tome : Demelza.

2 commentaires :