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samedi 29 avril 2017

Macbeth



Auteur : Shakespeare
Traduction : François-Victor Hugo
Genres : Théâtre, Tragédie

Édition : Librio
Parution : Août 2016
Pages : 90

Prix : 2 euros
Achat : Fnac - Macbeth

Résumé
« Est-ce un poignard que je vois là, devant moi, la poignée vers ma main ? Viens, que je te saisisse ! » Les sorcières ont-elles dit vrai ? Aveuglé par l'ambition, Macbeth sera-t-il l'assassin de son bienfaiteur ? Pour prendre place sur le trône d'Écosse, tuera-t-il son plus fidèle ami ? Au bord du drame, une force le pousse, une autre le retient... Misérables scrupules ! Lady Macbeth sait en venir à bout. Excitant les passions obscures, elle force le destin. Et l'irréparable s'accomplit... Voici que des spectres apparaissent. Sur les mains de lady Macbeth, le sang refuse de s'effacer. On dit que les pierres ont bougé. Que les arbres ont parlé. L'ordre des choses est inversé. Les ténèbres envahissent la raison…

 Avis de Manon
Aujourd’hui, je profite de cette chronique pour vous parler d’un genre que je n’avais jamais lu : la tragédie. En effet, jusqu’à présent, j’étais toujours restée cantonnée dans des comédies comme Le mariage de Figaro ou Don Juan. J’ai donc choisi de commencer mon « initiation à la tragédie » avec une référence en la matière : Macbeth de William Shakespeare.
Située dans l’Écosse médiévale, Macbeth est une pièce en cinq actes racontant le régicide commis Macbeth pour prendre le pouvoir suite à sa rencontre avec trois sorcières lui ayant annoncé qu’il deviendrait Roi. Mais, peu à peu, l’ancien général, rongé par la culpabilité et la paranoïa, va sombrer dans une folie meurtrière et destructrice.

On retrouve dans Macbeth les grands thèmes chers à la tragédie et à Shakespeare : la trahison, la vengeance et la folie pour ne citer qu’eux. L’ambiance de la pièce, du fait de ces sujets, est très sombre ; presque inquiétante avec l’apparition de sorcières et de spectres. On ne peut qu’assister à la déchéance de Macbeth. Ce qui m’a le plus marqué ce sont les changements dans sa personnalité. Si, au début de la pièce, il apparait comme un valeureux guerrier fidèle à son Roi, la prédiction des sorcières et son crime vont rapidement le faire basculer. Pour devenir Calife à la place du Calife, il y a un prix à payer et notre Iznogoud écossais ne fera pas exception à la règle. Son régicide, loin d’être une consécration, va entrainer sa chute et amener la terreur tout autour de lui. Car nul n’est à l’abri de sa paranoïa. La famille de Macduff et Banquo en feront l’amère l’expérience.
Cette paranoïa et la culpabilité vont le ronger et le faire sombrer dans une spirale destructrice. Pourtant si les actions de Macbeth sont détestables, sa folie et sa fin tragique inspirent aussi la pitié.

Les rôles féminins sont peu nombreux mais j’ai trouvé qu’ils avaient une importance capitale. Finalement, dans cette pièce, c’est par la femme que tous les malheurs arrivent ! Ce sont les sorcières qui prédisent un avenir royal à Macbeth et, indirectement, l’incitent donc à commettre le meurtre. Mais, pour moi, le rôle le plus marquant et important est celui de Lady Macbeth. C’est elle qui va encourager, pousser son mari au régicide et, de cause à effet, le faire sombrer dans la folie. Pour elle, les scrupules de son mari l’affaiblissent. Car si c’est bien Macbeth qui poignarde le Roi endormi, c’est sa charmante femme qui met en scène le crime et barbouille de sang les chambellans royaux pour les faire accuser. En bref : il faut avoir les moyens de ses ambitions !!

Je trouve qu’il y a une certaine morale dans cette pièce. Certes les sorcières ont prédit à Macbeth qu’il serait Roi mais lui seul a choisi d’assassiner Duncan pour monter sur le trône. Y serait-il parvenu sans cela ? N’y avait-il pas d’autres choix que le régicide ? Car si le meurtre et la trahison lui ont permis de devenir Roi, ils ont aussi entrainé sa chute.

Évidemment le langage est soutenu et très riche, bourré de métaphores. Le style et élégant et fait très bien ressortir la tragédie. Je comprends enfin l’engouement suscité par Shakespeare, près de quatre siècles après sa mort, et l’intemporalité de ses œuvres. D’ailleurs, la postérité de cette pièce n’est plus à faire. Pour la petite anecdote, Ian MacKellen a interprété Macbeth sur les planches et Orson Welles a mis en scène la pièce en 1936 avant de l’adapter sur écran en 1948. L’adaptation cinéma la plus récente est celle de Justin Kurzel en 2015 avec Marion Cotillard et Michael Fassbender.

Pour ma première incursion dans l’univers de la tragédie, on peut dire que j’ai été gâtée. Macbeth m’a même donné envie d’en lire d’autres ! En plus, j’ai lu que Macbeth et Hamlet, autre pièce de Shakespeare, avaient de nombreux points communs. Je vais pouvoir m’en assurer rapidement car je viens d’en commencer la lecture !!

Extrait
"Les terreurs que l’on ressent ne sont rien auprès des terreurs que l’on imagine."


2 commentaires :

  1. J'ai très envie de découvrir les livres de Shakespeare ainsi que son style :) !!

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    Réponses
    1. J'étais comme toi très curieuse de découvrir Shakespeare ! Et je n'ai pas été déçue !! Maintenant je comprends mieux pourquoi ses pièces sont devenues des classiques et sont autant citées dans la littérature !!

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