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mercredi 15 mars 2017

Les Enfants de la Baleine, Tomes 1 à 6

Auteur : Abi Umeda
Titre VO : Kujira No Kora Wa Sanyo Ni Utau
Traduction : Karine Rupp-Stanko
Genre : Seinen

Éditions : Glénat
Publication : 6 janvier 2016
Série : en cours

Prix : 6,90€

Résumé
Dans le sillage de Nausicaä

Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.
À bord de la « Baleine de glaise », ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.
Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre…
Inattendue et originale, cette histoire de science-fiction à tendance écologique ne manquera pas d’évoquer le manga Nausicaä, notamment grâce à son sens du détail absolument fabuleux. Ce titre a même reçu la double distinction du Kono manga ga sugoi 2015 : top 10 classement « fille » ET du classement « garçon » !



Avis de Marie
Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé de manga. Il était donc grand temps d’y remédier et pas avec n’importe quel manga qui plus est : Les Enfants de la Baleine, mon dernier coup de cœur !

Lorsque Glénat a annoncé que ce manga s’inscrivait dans le sillage de Nausicäa, autant dire que j’étais plus qu’impatiente de le découvrir. Nausicäa est l’un de mes premiers mangas et a marqué toute mon enfance. Première découverte toute petite d’Hayao Miyazaki, depuis je n’ai eu de cesse de regarder tous ses nouveaux animés. Sur ce point, Glénat ne s’est pas trompé, on retrouve bien l’esprit de Nausicäa dans Les Enfants de la Baleine, qui parvient également à imposer sa propre marque. 

Les Enfants de la Baleine nous entraîne donc dans un monde post-apocalyptique, aux côtés de Chakuro, adolescent âgé de 14 ans, et scribe de la Baleine de Glaise, vaisseau voguant sur les mers de sables de ce monde étrange. Vivant en complète autarcie, les habitants de la Baleine de Glaise possèdent également un don : ils peuvent manipuler le saimia, un pouvoir venu de leurs émotions. Leurs capacités à ressentir et à en tirer un pouvoir font des habitants de la Baleine de Glaise des êtres exceptionnels. Les émotions, voilà le cœur du récit. Chakuro et ses amis coulent des jours heureux à bord du vaisseau, tout en s’interrogeant sur les mystères du monde extérieur. Jusqu’au jour où une mystérieuse jeune fille débarque, amenant avec elle bien plus que de simples questions. Avec elle, c’est tout leur monde qui va brusquement basculer. Appartenant à un peuple dénué de toute émotion, Chakuro va voir la fin du monde qu’il chérissait tant à cause de Lycos. Lycos va quant à elle voir toutes ses convictions bouleversées. Qui est vraiment l’ennemi ?

Visuellement, ce manga est un régal. J’adore les couvertures de chacun des tomes qui mettent chaque fois en avant un personnage de la série (dont mon préféré, au tome 3). Les planches sont très bien dessinées, aérées et bien fournies en même temps. Les traits sont harmonieux, chacun des personnages est aisément reconnaissable et les décors sont travaillés en détail. C’est d’ailleurs ce sens du détail du mangaka qui m’a captivé autant que l’histoire, à la touche écologique certaine.


Cela faisait un petit moment qu’un manga n’avait pas réussi à capter autant mon attention. Fort en émotions et mettant en scène des personnages particulièrement attachants, Les Enfants de la Baleine s’inscrit dans la droite lignée de Nausicäa et a su totalement gagner mon cœur.

Extrait

« Nous suivons les oiseaux, contemplons les étoiles et sondons les cieux… Afin de prédire notre avenir, êtres éphémères que nous sommes. Mais toi, tu guides à présent les oiseaux, lovée parmi les étoiles, et tu commandes aux cieux. Devenue esprit vénérable… et source créatrice de vie dans ces terres arides… ton âme brillera pour l’éternité. »

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