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vendredi 20 janvier 2017

La Belle Italienne

Auteur : Lucinda Riley
Titre VO : The Italian Girl
Traduction : Marie-Axelle De La Rochefoucauld
Genre : drame, romance

Éditions : Charleston
Publication : Septembre 2016
Pages : 512 pages

Prix : 22,50€ - Ebook : 16,99€

Résumé
Rosanna n'a que onze ans lorsqu'elle pose les yeux pour la première fois sur Roberto Rossini, un brillant ténor, aussi beau que charismatique. La fillette se fait alors un serment : un jour, elle l'épousera. Elle ignore qu'un douloureux secret lie déjà leur destin...

Six années plus tard, Rosanna, devenue une belle jeune femme, débarque à Milan. Son talent prodigieux de chanteuse lui permet d'intégrer la célèbre école de La Scala... et de revoir Roberto. De Milan à New York, en passant par Londres et Paris, commence alors entre les deux artistes une passion tumultueuse et obsessionnelle. Mais les mensonges du passé menacent de faire voler leur vie en éclats.


Avis de Marie
J’ai beaucoup de mal à savoir comment aborder cette chronique. La Belle Italienne fait partie de ces romans où il est difficile de se prononcer tant les points négatifs et les points positifs sont aussi nombreux les uns que les autres.

Alors commençons par les points négatifs. Si j’avais déjà pu apprécier auparavant l’écriture de Lucinda Riley et ses talents de conteuses dans ses autres romans (parmi lesquels Les Sept Sœurs, Tome 1 – Maia), ici, je ne sais quoi en penser. Est-ce un état d’esprit moins disposé à ce moment-là pour vraiment apprécier cette lecture ? En tout cas, cette fois j’ai eu beaucoup plus de mal à me laisser prendre par l’histoire.
Pourtant, le point départ était plutôt alléchant, même si très classique : Naples, l’opéra, une jeune fille au talent prometteur devant surmonter toutes les plus dures épreuves de la vie dans sa quête du bonheur. C’est donc très enthousiaste que je me suis lancée dans cette lecture dès sa réception. Mais là ça a été la douche froide. Dès les premières pages, on sent une certaine lenteur. Pensant que cela n’allait pas traîner, j’ai donc continué. Mais celle-ci finit par s’installer donnant une histoire qui traîne vraiment en longueur. Pourtant, je me suis accrochée et arrivée à la moitié du roman, j’ai été étonnée de voir à quel point la petite Rosanna avait bien grandi et surtout, de voir à quel point, je ne m’y étais absolument pas attachée… Ni à aucun autre personnage. Là, ça a été l’incompréhension la plus totale car l’auteur semblait pourtant avoir donné tous les éléments qu’il fallait pour s’attacher à eux. J’ai donc reposé quelques jours le livre afin de le reprendre plus tard et peut-être, mieux l’apprécier. Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Très rapidement, j’ai ressenti une certaine lassitude et si j’ai fini par trouver Rosanna un peu plus attachante, d’autres personnages ont continué, à défaut de m’intéresser, à m’agacer. Or, il est très difficile d’apprécier un roman si l’on ne parvient pas à apprécier a minima les personnages. Quand je dis « apprécier », cela ne veut pas forcément dire que j’attends un personnage exemplaire, bien au contraire. Mais j’aime voir le travail d’un personnage réalisé par l’auteur, jusqu’où celui-ci est capable de creuser dans sa personnalité. Sauf que là, je ne sais pas si c’est l’auteur qui tient trop son lecteur à distance ou bien si ce sont ses personnages qui manquent de profondeur… Bref, vous l’aurez compris, on ne risque pas de frôler le coup de cœur avec ces quelques points.

Heureusement, quelques points positifs sont malgré tout à relever et viennent agréablement compenser tout ce qui est dit plus haut. À commencer bien entendu par le style d’écriture à proprement parler de Lucinda Riley. Celui-ci est toujours aussi fluide et agréable, tout en simplicité, sans venir alourdir un récit déjà très lent. Bien que l’histoire en elle-même n’ait pas réussi à me captiver, c’est donc grâce au style d’écriture que j’ai pu enchaîner. Par ailleurs, je déteste renoncer à une lecture, même si je n’accroche pas. Donc j’ai persisté et le sort de Rosanna ainsi que de son frère, seuls personnages réellement attachants, ont malgré tout fini par piquer ma curiosité. C’est bien ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout du roman et quelque part, j’en suis satisfaite car en dépit de tout ses défauts, on ne peut complètement rester insensible à Rosanna.


La Belle Italienne est donc un roman qui se laisse apprécier bien que n’ayant aucune particularité lui permettant de se détacher du lot commun. Roman d’une vie, s’il n’est pas une mauvaise lecture, il n’en est pas pour autant un roman exceptionnel dont l’histoire de ses héros marque le lecteur. C’est donc un avis partagé que je vous livre ici. Pour terminer, je tiens à remercier les Éditions Charleston pour leur envoi.

Note
3/5

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