MENU

mardi 20 décembre 2016

Le Roi des Fauves


Auteur : Aurélie Wellenstein
Genre : Dark fantasy

Éditions : Scrineo
Publication : 21 mai 2015
Pages : 352 pages

Prix : 16,90€

Résumé
Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort.
Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ».
Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

Avis de Marie
Certaines éditions ont des titres particulièrement alléchants et piocher au hasard dans leur catalogue peut être l’occasion de belles découvertes. C’est comme ça que j’ai découvert Le Roi des Fauves. Si le titre m’a intriguée, c’est surtout sa couverture qui a su captiver mon regard. Puis le résumé qui nous promet noirceur, violence, suspens… C’est sans trop d’hésitations que je me suis lancée dans cette lecture, sans trop savoir pour autant à quoi m’attendre. Et là, surprise ! Si je vous dis que le lendemain, je ressemblais à un panda pour aller travailler et que je n’avais qu’une hâte, rentrer vite à la maison, vous en pensez quoi ? Que je n’ai pas trop dormi et qu’il faisait froid dehors ? Certes, oui, mais encore ? Vous y êtes ? Ça y est ? Vous avez deviné ? Ouiiiiiii ! Ce roman était tellement accrocheur, j’avais tellement envie de savoir le fin mot de l’histoire que c’est à grande peine que j’ai dû reposer le livre, tant j’étais épuisée. Et puis c’était tellement frustrant d’être presque arrivée à la fin et de ne pas pouvoir continuer. Vous imaginez : cinquante petites pages qui vous séparent de la fin et une longue, très longue journée qui se déroule devant vous sans pouvoir avoir ne serait-ce qu’un tout petit moment pour terminer ! Atroce, une vraie torture !! Là, vous vous dites : « bon, elle est bien gentille avec tout ça, mais Le Roi des Fauves, c’est quoi alors ? ». Et je vous répondrai que c’est une très bonne question. Bravo !

Le Roi des Fauves, c’est un roman sombre, à l’atmosphère lourde et angoissante dans lequel trois jeunes individus vont devoir plonger dans les plus sombres tréfonds de leurs âmes pour leur survie. Car il ne s’agit que de survie ici.
La famine touche durement le peuple tandis que les plus riches ne cessent de s’engraisser sur leur dos, bien au chaud dans leurs belles demeures. Ivar, Kaya et Oswald décident de prendre le risque de braver la colère des seigneurs en allant braconner sur leurs terres, encore riches de ressources. Qu’y a-t-il de pire : mourir de faim ou pendu au bout d’une corde ? L’un promet une lente et douloureuse agonie, l’autre une mort plus rapide et la fin de leurs souffrances. Mais s’ils ne se font pas attraper, alors la chasse leur promettra un estomac rempli au moins pour quelques jours. Cependant, le fils du seigneur des lieux les surprend. Vicieux, cruel et sans état d’âme, celui-ci n’hésitera pas à leur faire subir les pires humiliations, pour son seul plaisir. Leur unique échappatoire est de combattre. Après une terrible lutte, dont personne ne sortira indemne, les trois jeunes gens laissent le noble pour mort. Retournant à leur village, ils n’en demeurent pas moins hantés par la peur. Peur d’être pris et accusés de meurtre, peur d’être hantés par le fantôme du seigneur… À juste titre ! Car quelques jours plus tard, les voilà capturés et jugés pour tentative de meurtre. La mort eut été préférable… Car ils sont désormais condamnés à devenir des « berserkirs ». Ces créatures mi-animales mi-humaines, animées exclusivement par la rage, n’ont plus aucune trace d’humanité. Leur transformation prendra sept jours, sept jours pendant lesquels Ivar et ses amis seront enfermés en compagnie d’autres condamnés dans l’ancien royaume d’Hadarfell, devenu le repaire des bêtes.
Pour survivre, les trois amis devront rester solidaires et s’entraider à chaque instant. Mais encore faut-il se souvenir de leur humanité. Condamnés à perdre toute trace d’humanité, comment lutter contre la bête qui les envahit un peu plus chaque jour ? Peut-être existe-t-il un espoir de rédemption, loin, au plus profond du royaume… Qui est ce mystérieux individu, apparu en rêve à chacun et qui leur promet d’être sauvé ? Pourquoi cet être sorti tout droit des pires cauchemars d’Ivar le poursuit-il ? Surtout, pourquoi est-il le seul à le voir ?
Le royaume d’Hadarfell recèle bien des secrets perdus dans les méandres du passé. La clé de leur humanité s’y trouve peut-être. Pour cela, Ivar va devoir dépasser ses limites pour aller de l’avant. Y parviendra-t-il ? Quels sacrifices devra-t-il faire pour survivre ?

Le Roi des Fauves est un roman sombre et dur, où la pitié n’a aucune place et où l’on ne cesse de se demander qui de l’homme ou de la bête est le plus bestial. Il s’en dégage une ambiance lourde, pesante, à plus d’une reprise angoissante pour ne pas dire même terrifiante à certains moments. Imprévisible, Aurélie Wellenstein sait ménager le suspens et jouer avec les émotions du lecteur, n’hésitant pas à le malmener autant que ses personnages, pour le plus grand plaisir du lecteur !

Note

 
Coup de Cœur !

8 commentaires :

  1. Belle chronique, ca donne envie ;) En plus je trouve la couverture d'Aurélien Police très réussie ce qui ne gâche rien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ! Oui la couverture est superbe et rend bien l'ambiance très sombre du livre !

      Supprimer
  2. Tu donnes trop envie, c'est pas possible x) !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aah merci !! Il ne te reste plus qu'à craquer maintenant ;)

      Supprimer
  3. La couverture est particulièrement intrigante. Ta chronique fait vraiment envie ! Zou, dans la wishlist !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La couverture attire vraiment l'œil oui et rend bien compte de l'esprit du livre.

      Supprimer
  4. Déjà la couverture me donne super envie et je ne lis que de bons avis donc je pense bien le lire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce roman vaut vraiment le coup. Cela faisait un moment que je recherchai ce type d'ambiance très particulière et ce n'était pas évident. Mais là c'est un gros coup de cœur !

      Supprimer