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vendredi 23 décembre 2016

Le parfum des fraises sauvages

Auteur : Angela Thirkell
Titre Original : Wild Strawberries
Traduction : Florence Bertrand
Genres : roman, romance


Edition : Charleston
Parution : Juin 2016
Pages : 285 pages

Prix : 18€
Achat : FNAC - Le parfum des fraises sauvages


Résumé

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante Agnès à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au coeur de la campagne anglaise. À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le coeur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater… Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable.
Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?

Avis De Manon
Reçu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Charleston, Le parfum des fraises sauvages est une lecture légère et divertissante qui fait du bien au moral. 
Écrit dans les années 1930, ce roman raconte l’arrivée de Mary, jeune fille pauvre, dans l’excentrique famille de sa tante, les Leslie, des aristocrates pur jus. La jeune fille va très vite s’apercevoir que cette famille d’originaux est aussi exubérante et horripilante qu’attachante…

Le parfum des fraises sauvages est une comédie sympathique qui m’a, par moments, rappelé la série TV Downton Abbey, même si l’humour est ici beaucoup plus présent. Il n’y a pas vraiment d’intrigue mais plutôt une suite de petites anecdotes, d’évènements du quotidien qui s’achèvent par une fête donnée en l’honneur de l’aîné des petits-enfants, d’où parfois un sentiment de creux. L’arrivée de Mary à Rushwater House n’est qu’un prétexte pour découvrir la famille Leslie : la mauvaise humeur de Lord Henry, l’extravagance de sa femme Lady Emily, la sottise et la gentillesse de leur fille Agnes ou encore l’égoïsme et le charme du benjamin, David. 
Angela Thirkell nous dresse le portrait d’une galerie de personnages hauts en couleurs, légers et insouciants qui se démarquent par leur originalité plus ou moins prononcée. Je trouve que l’auteur retranscrit avec justesse l’allégresse et l’insouciance de ses personnages et même de l’époque avec malgré tout quelques allusions à la Première Guerre Mondiale. 

J’ai été immédiatement séduite par l’écriture simple, fluide et entraînante de l’auteur, la tournure de certaines phrases n’étant pas sans rappeler aux lecteurs que le livre a été écrit dans les années 1930. Angela Thirkell joue avec aisance sur le comique de répétition et d’exagération pour montrer toute l’excentricité de ses personnages. Les quiproquos et les retournements de situation, bien que prévisibles, apportent de la fraîcheur à l’histoire. Si Le parfum des fraises sauvages est bien loin de la satyre, ce roman n’en est pas moins une critique bien sentie et très drôle de l’aristocratie anglaise des années 1930 et plus généralement, du comportement humain. 

Avec Le parfum des fraises sauvages, Angela Thirkell nous fait découvrir le joyeux bazar que constitue le quotidien d’une famille hors normes. Un grand merci aux éditions Charleston d’avoir réédité ce roman et de me l’avoir fait découvrir !

Extrait

« Avez-vous des ancêtres fêlés, Mr Holt ? Nous en avons des tas. »

Note
3,5/5

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