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jeudi 22 décembre 2016

Harry Potter And The Cursed Child

Auteur : J. K. Rowling
Titre VF : Harry Potter et l’Enfant Maudit
Genre : fantastique, théâtre

Éditions : Penguin
Publication : 31 juillet 2016
Pages : 320 pages

Prix : 16,25€

Résumé
Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Avis de Marie
Il est des livres qui marquent toute une génération. Harry Potter est sans conteste l’une des sagas fantastiques les plus marquantes de ces dernières décennies. Même si j’avais fini par ressentir une certaine lassitude vers la fin de la série, en livres comme en films, c’est avec beaucoup d’émotions que j’avais tourné la dernière page du dernier tome (enfin… de ce que je pensais être ce qui resterait le dernier tome !).

Depuis, j’étais nostalgique. Avoir quitté Harry, Ron, Hermione et tous les autres personnages emblématiques de la série m’a laissé un certain manque. Est-ce à dire que j’aurais pour autant souhaité une suite ? Étrangement non pas du tout. Je trouvais qu’il était enfin temps qu’Harry et ses amis connaissent un peu de tranquillité. Mais non, c’était sans compter sur l’auteur qui n’en avait pas fini avec eux, contre toute attente (et bon sens ??). C’est avec cette réticence persistante que j’ai attaqué le dernier Harry Potter (en date…).
Mais bon, ma petite visite à Londres était malgré tout l’occasion de repartir avec un exemplaire en version originale. Pour être tout à fait honnête, j’avais déjà prévu de repartir avec un exemplaire en version original d’un des livres de la saga. Lequel exactement, je n’avais pas encore décidé au moment de monter dans l’avion. Mais il était hors de question de revenir en France sans un Harry Potter tout droit venu de Londres !! Finalement, les jolies vitrines de la librairie Waterstones ont eu raison de mes réticences. Bien présenté et dans un joli format, le livre en lui-même d’Harry Potter And The Cursed Child a su me conquérir. Dommage que je ne puisse pas en dire autant du fond…

Comme vous vous en doutez, la chronique qui suit ne sera pas particulièrement élogieuse.
Commençons donc par le premier gros points qui a failli me faire renoncer à cette lecture : le genre, c’est-à-dire, en l’espèce, du THÉÂTRE ! Alors oui, en effet, vous me direz que le genre en soi ne constitue pas un défaut mais plutôt un choix artistique. Et comme dans tout, il y a du bon et du mauvais. Et comme tout un chacun, j’ai mes préférences et la lecture d’une pièce de théâtre ne fait pas partie de celle-ci. Je suis donc particulièrement difficile dès qu’il s’agit d’œuvres de ce genre (et encore, je ne vous parle même pas de la poésie). Oui, je sais, je suis casse-pieds ^^.
Cependant, l’envie de retrouver quelques-uns de mes personnages préférés a été la plus forte et je me suis lancée. Enfin ! Il faut dire aussi que la frénésie du shopping attisée par les belles vitrines y a été aussi pour quelque chose. Mais bref passons car aujourd’hui encore, mon compte bancaire peine à se remettre de ce court séjour. Surtout que là, que dire à la suite de cette lecture ? Eh bien que je suis passée par tous les stades possibles de la déception. Oui, oui, vous m’avez bien lue. Difficile ? Je vous l’avais dit. Est-ce à dire que ce huitième tome des aventures d’Harry Potter est une catastrophe ? Je n’irai pas jusque-là car je peine à le considérer comme faisant partie intégrante de la saga…

Nous faisons ici connaissance du Potter dernier-arrivé à Poudlard : Albus. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a beaucoup pris de son papa. Enfin, c’est ce que l’on essaie de nous faire croire car, personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à reconnaître les personnages, mais ça, nous en parlerons un peu plus loin. Bref, en attendant, faisons comme-ci nous étions d’accord avec les auteurs. Donc, Albus, ce cher petit, a donc le don comme notre cher Harry de s’attirer les pires ennuis. En compagnie de son nouvel ami (le seul et l’unique mais ne soyons pas non plus trop sévère, Albus a juste quelques soucis relationnels), Potter junior se lance dans une quête aussi périlleuse qu’insensée. En même temps, s’il n’avait pas commencé, il n’y aurait pas eu tous ces problèmes. Tout comme Harry, Albus sait également se montrer aussi têtu qu’une mule et faire la sourde oreille quand ça lui chante. Au plus grand regret de ses parents. C’est là qu’ils interviennent et que nous sommes censés crier de joie de revoir nos chers compagnons. Mais rassurez-vous, vous ne serez pas submergés par la joie trop longtemps, celle-ci ne sera d’ailleurs que de courte durée. Car ce ne sont là que des imposteurs (bon ok, j’y vais peut-être un peu fort) ! Que sont devenus Harry, Hermione, Ron, Ginny et même Malefoy ?? Qu’en avez-vous fait ? Ne me dites pas que devenir parent a changé tout ce petit monde aussi radicalement ? Ce n’est pas possible ! J’avais l’impression d’avoir à faire à de parfaits inconnus portant les mêmes noms que mes personnages favoris… Vous me trouvez sévère ? C’est à la mesure de ma déception.

Si l’histoire en elle-même était chouette (petit clin d’œil à Hedwige) et obligeait à retourner dans le passé pour relier le présent, je n’ai pas réussi à accroché. Tout était un peu trop gros. L’auteur en faisait trop et chaque passage était systématiquement l’occasion de faire un focus sur un personnage, un événement ou un lieu des précédents tomes.

Harry Potter And The Cursed Child était donc plus selon moi un prétexte pour faire des petits retours sur ce qui avait pu plaire aux fans plutôt qu’une vraie suite ayant pour ambition d’étoffer réellement l’univers.  Sans compter que je n’ai pas reconnu non plus le style inimitable de J. K. Rowling. N’est pas J. K. Rowling qui veut. Et même si cette pièce a été chapeautée par l’auteur, pour autant nous n’y retrouvons pas l’esprit de la série… En conclusion, ce tome n’a absolument rien de transcendant et se révèlera assez décevant pour tout fan de la série. Un huitième tome dont finalement je me serai bien passée…

Note

2,5/5
Une belle déception...

1 commentaire :

  1. Je ne suis pas du tout tentée par ce nouveau HP, je pense que je ne suis pas assez mordue de l'univers pour me lancer dedans et ton avis ne me fait pas du tout regretter mon choix :)

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