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mercredi 23 mars 2016

Lumineuse

Auteur : Alix Angibault
Genre : fantasy

Édition : Persée
Publication : 29 juin 2015
Pages : 154 pages

Prix : 15,30€

Résumé
Zéphira est une jeune femme de 19 ans aux pouvoirs multiples : c’est une sorcière Grise. Sa mère et sa sœur sont sa seule famille, avec laquelle elle s’entend très mal. Elle est rejetée, pour une raison qui semble obscure et douteuse : un crime commis par un Roi belliqueux et égoïste, mais que personne ne soupçonne. Maudite depuis sa naissance, Zéphira se verra attribuer des pouvoirs surpuissants, et des liens étranges avec deux autres femmes : c’est une sorcière Triple.

Mais des problèmes se rajouteront à la situation déjà compliquée…Qui sont les Délivreurs ? Que cache la face Obscure d’Altala et le livre d’Heynian ?

Avis de Marie
Merci aux Éditions Persée pour m’avoir permis de découvrir le roman d’une très jeune écrivain (15 ans, on n’arrête plus la jeunesse !) prometteuse.
Lumineuse est le premier roman d’Alix Angibault. Si, comme vous pourrez le voir dans cette chronique, de nombreux points m’ont dérangée, il faut cependant prendre en compte le jeune âge de cette demoiselle.

Lumineuse nous emmène dans un monde fantastique au côté de Zéphira, une jeune femme âgée de 19 ans aux pouvoirs magiques puissants. Vivant avec une mère et une sœur qui la détestent au plus haut point, elle rêve d’une vie différente. Mais Zéphira est dotée d’un tempérament de feu et n’aspire qu’à une chose : tuer le roi, cet homme qui a fait souffrir sa famille depuis sa plus tendre enfance. Pourquoi est-elle traquée sans relâche ? Les sorcières sont craintes, en particulier les Noires et les Grises et Zéphira est l’une d’elle. Mais cela ne saurait suffire à expliquer pourquoi elle est rejetée de toute part. Pourchassée et rejetée par sa famille, Zéphira va alors faire une découverte qui pourrait bien remettre en cause l’ordre établi : elle est une sorcière Triple, une sorcière parmi les plus puissantes.

Ce roman, très court, m’a laissée sur un avis assez partagé. D’un côté j’ai trouvé le fond très intéressant et de l’autre, la forme m’a quelque peu gênée.
Sur le fond, Alix Angibault est parvenue à créer un univers complexe dans lequel faire évoluer ses personnages. Les quelques lignes du prologue suffisent à intriguer le lecteur et à donner envie de découvrir la suite. La richesse du monde développé ne fait aucun doute mais elle aurait mérité davantage de traitement. Difficile de comprendre parfois les liens entre les différents personnages. Le roi a déclaré la guerre aux sorcières il y a de nombreuses années. Mais pour quelles raisons ? Nous l’ignorons. Pourquoi s’acharner sur Zéphira ? Là encore, la situation m’est apparue relativement floue. Je pense que l’auteur avait certainement son idée derrière la tête mais ne lui a pas consacrée suffisamment de pages. De même pour les caractères de certains personnages.
C’est là en effet que le fond et la forme se rejoignent. Dans l’ensemble l’histoire était vraiment intéressante mais elle aurait mérité plus. Il s’en dégage une impression de superficialité due au traitement général. En se focalisant sur les sautes d’humeur de Zéphira, c’est le développement du contexte qui en a souffert et c’est bien dommage car à plus d’une reprise je me suis sentie perdue. Parfois, j’ai même eu l’impression d’avoir sauté quelques paragraphes alors que ce n’était pas le cas. Ces passages répétés du coq à l’âne ont été déstabilisants à plusieurs reprises et ont fait quelque peu retomber mon enthousiasme pour cette lecture.
Toutefois, il est nécessaire de faire la part des choses : l’auteur est jeune et ce manque de maturité qui se retrouve dans ses écrits ne pourra, je l’espère, qu’être comblé avec le temps et l’expérience.

Alix Angibault possède une plume et une imagination prometteuses et ce premier roman se révèle malgré quelques points mitigés une lecture agréable.

Note
3/5


6 commentaires :

  1. Il a l'air pas mal mais sans plus pour moi hélas :/

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    1. Il est sympa, bien que pas vraiment marquant. Mais il faut vraiment prendre en compte l'âge de l'auteur. J'espère que son univers sera de plus en plus étoffé !

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  2. Le thème abordé pourrait m'intéresser, je pense que si je le trouvais à la bibliothèque je n'hésiterais pas à l’emprunter :)

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    1. Oui n'hésite pas à te faire ton propre avis, il se lit très vite en plus !

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  3. Pour le coup, je ne donne pas d'excuse à un auteur «trop jeune», dans le sens où lorsqu'il y a publication, c'est qu'une maison d'édition est passée derrière et a jugé que ça le méritait.
    Cela dit, l'histoire et l'univers semblent intéressants.

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    1. Ce n'est pas vraiment une excuse mais plutôt un élément qui permet de comprendre l'écriture du roman.
      Selon moi, un auteur de 14 ans ne peut pas avoir le même recul qu'une personne plus âgée et qui a davantage d'expérience de la vie en général. Forcément, les attentes ne peuvent donc pas être les mêmes.
      Il ne s'agit pas non plus de prendre la jeunesse d'un auteur pour excuse. L'âge est ici un élément de la compréhension de la construction de l'ouvrage, pas une excuse pour dire que ce roman est bien ou pas.

      En l'espèce, l'auteur n'est pas trop jeune à mon sens car elle a su créer un univers intéressant avec son propre style d'écriture. Certes, il y a un manque de maturité qui s'explique par son âge et qui n'est en rien une excuse (d'où le "très jeune" et non le "trop"), mais qui constitue plutôt un facteur de compréhension. C'est pourquoi la suite pourrait être intéressante en ce que l'auteur, si elle décide de poursuivre dans cette voie bien entendu, aura déjà eu une première expérience de l'écriture d'un roman et aura grandi.

      Après, je trouve que ta remarque appelle un point intéressant lorsque tu dis qu'à partir du moment où une maison d'édition publie un roman, c'est qu'elle a jugé qu'il le méritait. Que dire dans ce cas là des auteurs autoédités qui ont été refusés par des maisons d'édition ? Est-ce qu'ils ne le méritaient pas ? Personnellement, j'ai déjà eu de belles surprises avec des romans autoédités. Si on admet qu'elles puissent se tromper en ne publiant pas un ouvrage qu'elles ont jugé peut-être à tort "non méritant", est-ce que l'inverse n'est pas vrai non plus ? Certains ouvrages ne "mériteraient" pas d'être publiés. Et là, ça devient délicat car il est impossible de juger en toute objectivité d'un roman. Aucun lecteur n'est touché par un roman de la même façon.

      Enfin bref, je trouve que tu as soulevé un point super intéressant pour un débat sur les publications par les maisons d'éditions ^^

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