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vendredi 18 mars 2016

K-Shock


Auteur : Christelle Pécout
Genre : Bande-Dessinée

Édition : Glénat
Publication : 9 mars 2016
Pages : 112 

Prix : 15,50 euros

Résumé
Séoul, de nos jours.
Alice, une jeune étudiante française, est venue y vivre par passion pour la K-pop – la pop sud-coréenne. Désabusée, elle s’est vite rendue compte que la Corée du Sud ne se livre pas facilement, et que vivre  Séoul est plus difficile que dans les dramas. Elle fréquente surtout des expatriés  et a plus amélioré son anglais que son coréen. Mais la rencontre avec Jae Sun, un jeune Coréen rappeur amateur, sur le point de devenir le prochain idol d’un groupe de K-pop, pourrait tout changer…

Avis de Marie
Aïe, aïe, aïe ! Cruelle déception que voilà ! Pourtant, ce manga avait tout pour me plaire à la base : passionnée par les cultures asiatiques et plus particulièrement coréenne et japonaise, j’avais vraiment hâte de me lancer dans cette lecture qui promettait de découvrir l’envers de la k-pop.

La Corée du Sud est très connue pour son industrie musicale : la k-pop qui a su s’exporter et rencontrer un franc succès à l’étranger. La k-pop est un aspect de cette vague culturelle, l’Hallyu (한류), qui continue aujourd’hui son chemin et rencontre de plus en plus de fans grâce notamment aussi à ses drama (séries d’une saison en général où des acteurs professionnels mais aussi des idols et d’autres célébrités se retrouvent). Cependant, nombreux sont celles et ceux qui se laissent séduire par l’image renvoyée sans aller au-delà. La Corée du Sud, ce n’est pas que des idols (de jeunes artistes très populaires auprès des jeunes) au physique parfait. Non, c’est bien plus que cela et souvent, il est reproché à la k-pop ce côté réducteur de la culture coréenne. La k-pop, ce n’est pas que paillettes et bonne humeur tous les jours. L’envers du décor est souvent bien plus cruel et dur que ce qu’il n’y paraît. Les artistes sont recrutés très jeunes et suivent des formations intensives pour, parfois, n’avoir qu’un succès éphémère. Leur image, les moindres de leurs mouvements et de leurs actions sont passés au crible. Aucun faux pas ne leur est permis, au risque de les envoyer aux oubliettes…

C’est un peu ce à quoi je m’attendais avec K-Shock qui propose de retracer le parcours de Jae Sun, un rappeur de la scène underground, au talent certain qui tente de percer et de Lucie, une expatriée venue faire ses études en Corée du Sud, attirée par la k-pop et les dramas. L’un comme l’autre vont faire la découverte d’un monde dont ils ignoraient tout jusqu’ici et qui ne manquera pas de les surprendre, tant leurs attentes étaient différentes.

Le résumé nous promettait une rencontre déterminante qui allait changer le cours de leur vie à tous les deux. Pourtant, je n’ai pas eu l’impression que celle-ci l’a été justement. Bien au contraire, je me suis demandée en quoi elle avait participé à ce changement…? Alice met beaucoup de temps à réaliser que la Corée du Sud ne correspondait pas à ces attentes. Loin du monde idyllique promis par l’industrie musicale et télévisée, ce pays apparaît bien plus fermé et replié sur ses traditions. Comment s’intégrer ? Alice ne m’a pas donné l’impression d’avoir fait des efforts et semble s’être contentée de sa désillusion et d’avoir le mal du pays. Peut-être est-ce en cela que la rencontre avec Jae Sun a eu un point positif : l’aider à faire un pas vers ce pays et voir au-delà de ce qui est montré à la télévision et sur les réseaux sociaux ? Là encore, difficile à dire car le traitement de l’histoire ne permet pas vraiment de saisir la complexité de ce pays.
Jae Sun, quant à lui, est un rappeur amateur et son talent le mène très rapidement à faire le buzz sur les réseaux sociaux. Repéré par une grande agence, celle-ci lui propose de lui faire démarrer une carrière au sein d’un groupe. Commence alors pour le jeune homme des entraînements intensifs en chant et danse. Suivi sans cesse par les caméras, il va donc découvrir ce qui se cache derrière l’image renvoyée à la télévision. Mais arrivée à la fin, j’ai été déçue.

K-Shock aurait mérité un traitement plus long, au moins au minimum sur deux tomes, tant le sujet traité est riche et demande à être approfondi. J’en retire donc une impression de superficialité, ce qui m’a réellement déçue, tant je m’attendais à vraiment découvrir l’envers du décor. Là, tout n’est que survolé : le mal être d’Alice dans un pays qui n’est pas le sien, l’intégration de Jae Sun dans l’industrie musicale de la k-pop, les rivalités entre trainees (ces jeunes artistes attendant que leur agence les lance enfin sous le feu des projecteurs pour démarrer leur carrière) mais aussi la célébrité et tout ce qu’elle implique, les fans et les anti-fans… Bref, autant d’éléments tout juste abordés qui auraient pourtant mérité d’être développés davantage !

Point positif qui m’a cependant aidée à apprécier un minimum cette lecture : la playlist proposée par Glénat et que je ne saurais que trop vous recommander : Epik High, Block B, Zico, Dok2 ou d’autres encore plus connus (Big Bang, Beast ou encore SHINee) et bien plus ! Personnellement, j’apprécie beaucoup de ces chansons et cette playlist a largement contribué à ma bonne humeur. Surtout qu’elle se termine avec Very Good des Block B, ce groupe complètement déluré au leader charismatique, Zico, que j’adore. Oui, c’est mon petit moment groupie ;).

Pour conclure, K-Shock n’a pas su répondre à mes attentes. Sans être une mauvaise lecture, j’aurais cependant souhaité que cette bande-dessinée soit davantage approfondie, quitte à ce que tout ce qui est raconté dans ce premier tome soit réparti sur deux. Et même là, un autre tome n’aurait pas été de refus pour ne pas rester sur la note de fin. Toutefois, pour les personnes désireuses de se lancer dans la découverte de ce pays, pourquoi pas en effet, se pencher sur ce livre qui peut constituer une bonne introduction à leur découverte culturelle ? SHOW TIME !!

Note
2,5/5

2 commentaires :

  1. Dommage que tu ais été déçu :/ Si je le croise j'y jetterai un œil mais sinon je passe mon tour :/

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    Réponses
    1. Oui mais je pense que ma déception vient aussi des connaissances que j'avais déjà sur cet aspect culturel. Mais peut-être que pour quelqu'un qui découvre n'aura pas le même point de vue ?

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