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dimanche 21 février 2016

L'Insigne du Boiteux

Auteur : Thierry Berlanda
Genre : thriller

Éditions : La Bourdonnaye
Publication : 21 janvier 2016
Pages : 280 pages

Prix : 4,99€ (version numérique) – 16€ (version papier)

Résumé
Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leur fils de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…
Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.

Avis de Marie
D’habitude, c’est plutôt Manon qui lit des thrillers. C’est pourquoi, la plupart du temps, ceux que je lis sont ceux qu’elle m’a chaudement recommandés. Pourtant là, pour une fois, je me suis lancée dans la lecture d’un qu’elle n’a pas lu. J’avais peur d’être déçue mais ça n’a pas du tout été le cas ! Pour le coup, j’ai vraiment eu du mal à décrocher tant l’histoire était addictive !

Le commandant Falier espérait pouvoir prendre sa retraite de policier en toute tranquillité. Mais voilà, une dernière affaire vient de lui tomber dessus et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est sordide, très sordide. Des familles entières tuées dans d’atroces conditions où les mères ont été réduites en lambeaux sous les yeux de leur fils de 7 ans et les pères abattus d’une simple balle dans la tête. Le commandant Falier n’en a aucun doute : ce sont des meurtres rituels. Pour l’aider à résoudre cette enquête il a fait appel à l’éminent professeur Bareuil et à son ancienne élève, Jeanne Lumet. Il devient plus qu’urgent de mettre fin à cette boucherie car le Prince ne compte pas s’arrêter là.

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions La Bourdonnaye pour cet envoi en service presse. À l’occasion de la sortie papier de L’Insigne du Boiteux, nous vous proposons d’ailleurs en partenariat avec elles d’en remporter un exemplaire numérique ! Pour cela, il suffit de participer à notre concours.

Je connaissais déjà quelques écrits de Thierry Berlanda avec Tempête sur Nogales et Pentatracks. Dans ces textes, l’auteur nous proposait des univers sombres où rien n’est blanc ou noir. Ici, avec L’Insigne du Boiteux, l’auteur nous plonge dans un univers encore plus sombre et angoissant. Le Prince… Un criminel dont l’atrocité des crimes ne connaît aucune limite. Pourquoi se contenter d’abattre d’une balle les pères de famille pour ensuite s’acharner sur les mères, sous les yeux de leur fils ? Que cherche-t-il dans ces crimes à la sauvagerie sans pareil ? Pourquoi cette mise en scène ? C’est ce que va tenter de découvrir Falier. Mais il lui faut agir vite car le Prince ne cesse de frapper. C’est pourquoi l’aide du professeur Bareuil et surtout de Jeanne s’avère indispensable. C’est d’ailleurs grâce à elle que l’enquête pourra réellement progresser. Or, en cherchant à coincer ce dangereux criminel, le commandant Falier et toute son équipe vont jouer avec le feu. Le Prince est malin et il ne se laissera pas coincer comme ça. Quel prix faudra-t-il payer pour résoudre cette enquête ?

L’auteur parvient dès les premières pages à nous plonger dans une ambiance angoissante et à nous mettre mal à l’aise. Peu d’éléments seront fournis aux lecteurs sur les personnages, ce qui contribue au maintien du suspens et du mystère. Pourtant, cela n’empêche pas de s’attacher à certains d’entre eux, notamment Jeanne, trop humaine dans ce monde sans pitié. Difficile de prévoir la fin, tant Thierry Berlanda arrive à fausser toute prévision et la tension ne fait que monter jusqu’aux toutes dernières pages. De ce fait, il m’était impossible de lâcher l’ouvrage tant je voulais savoir si l’enquête parviendrait à sa fin ou pas.
Certaines scènes étaient vraiment difficiles, les détails les plus sanglants n’étant pas épargnés. Mais cela ne m’a pas vraiment gênée dans la mesure où l’auteur n’en abuse pas et les utilise à bon escient pour nous plonger dans l’ambiance.

Au final, L’Insigne du Boiteux était un bon thriller et les adeptes du genre devraient y trouver leur bonheur. Pour celles et ceux qui n’y sont pas accoutumés, il pourrait vous donner envie de vous lancer ! Personnellement, je suis maintenant très curieuse de la suite que Thierry Berlanda a écrit : La Fureur du Prince.

Extrait
« Arrivé en bas, il monte dans la voiture lamentable de l’être lamentable en quoi il s’est mué. Il démarre. L’heure de son triomphe approche. Tous les félons et les traîtres boiront l’un le sang de l’autre jusqu’au dernier. ‘’Alors, Je sortirai. Le soleil lui-même pâlira devant Ma majesté. Et il n’y aura au monde pas un ni une qui ne fêtera Mon retour magnifique. Et Mon règne durera mille ans. Mes ennemis, Ma colère les terrassera ! Mes chevaux coucheront leurs blés et leur famille servira de pâture aux fauves venus boire aux fontaines de Mon palais !’’ »

Note

4/5

2 commentaires :

  1. J'ai reçu ce roman en début de semaine et j'ai hâte de m'y plonger, d'autant plus avec cet avis plutôt intrigant...

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