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samedi 27 février 2016

Le Voleur d'Estampes, Tome 1

Auteur : Camille Moulin-Dupré
Genre : seinen

Éditions : Glénat
Publication : janvier 2016
Pages : 208 pages

Prix : 13,25€

Résumé
Japon, fin du XIXe siècle. Dans une société en crise, le Voleur mène une double vie. Le jour, il œuvre dans le restaurant portuaire de son père. La nuit, il dévalise la colline aux palais. Ce qui le guide : le frisson de l'aventure, la sensation de liberté, le sentiment que le monde lui appartient. 
Jusqu'au jour où il cambriole le gouverneur. Jusqu'au jour où sa fille découvre son visage. Entre l'héritière, promise à un destin qu'elle refuse, et le Voleur, piqué dans son orgueil, se noue alors un étrange chassé-croisé...

Inclassable, poétique et artistique, Le Voleur d'Estampes saura vous inviter au voyage dans une histoire dessinée et racontée comme un recueil d'estampes japonaises...

Avis de Marie
Quand on pense aux mangas, on pense forcément aux Japonais. Si certains auteurs étrangers se livrent à cet exercice également, rares sont ceux qui parviennent à reproduire cette touche typiquement japonaise. Pourtant, parfois, certains y arrivent et Camille Moulin-Dupré réussit admirablement bien à nous plonger dans une ambiance médiévale japonaise avec ce premier tome du Voleur d’Estampes ! Merci aux éditions Glénat pour m’avoir permis de découvrir ce manga.

Le Voleur d’Estampes, c’est l’histoire d’un voleur qui sévit la nuit et que personne n’a encore réussi à arrêter. Sorte de Robin des Bois, il se contente de voler aux riches sans pour autant marcher dans ses traces et redistribuer aux pauvres. Pour lui, seul le frisson de l’aventure compte ! De retour en ville avec sa fille, le gouverneur ne peut plus laisser la situation perdurer, d’autant plus que la population locale le soutient ! Alors, afin de l’arrêter, il a décidé d’offrir la main de sa fille à celui qui parviendrait à arrêter le voleur. Voilà une occasion que le commandant ne saurait laisser filer. Il se lance donc sur ses traces mais la traque s’avère plus difficile que ce qu’il escomptait. Le voleur est insaisissable. Mais qu’en est-il de son cœur ?

Je vais commencer par vous parler de l’esthétique de ce manga car c’est ce qui m’a le plus marquée. Déjà, l’ouvrage en lui-même est vraiment très beau. Très lourd aussi pour un livre de ce format, j’ai adoré la qualité du papier (je ne sais pas si vous aussi vous y prêtez attention mais j’adore certaines qualités de papier pour les livres). Le visuel d’ensemble est assez déroutant et atypique. Tout en contraste, j’ai eu l’impression d’avoir à faire quasiment à un film d’animation tant les planches se succédaient avec une fluidité incroyable.

Concernant l’histoire, en elle-même je ne l’ai pas trouvée spécialement originale. Le protagoniste principal est un jeune homme qui aide son père à tenir un restaurant la journée mais qui ne saurait se contenter de cette vie monotone et sans surprise. À la recherche du grand frisson, c’est la nuit qu’il s’épanouit en s’immisçant dans les demeures des riches pour leur dérober leurs biens. Mais un jour, la fille du gouverneur aperçoit son visage et c’est le début des ennuis pour notre héros. Le gouverneur ne peut pas laisser cet importun qui l’empêche de jouir en toute tranquillité de ses privilèges et le commandant voit quant à lui dans cette arrestation l’occasion rêvée d’une ascension sociale. Mais qu’en est-il de la fille du gouverneur ? Surprise par le voleur, elle n’en demeure pas moins intriguée au point que la moindre de ses pensées est désormais tournée vers lui. Osera-t-elle s’opposer à son père ?

Le Voleur d’Estampes est un manga envouteur et poétique qui m’a agréablement surprise. L’histoire est prenante et c’est trop tôt que ce premier tome se termine. Par ailleurs, certes ce manga est plus cher que la moyenne mais vu la qualité du papier et des couleurs, Glénat nous livre ici un format qui permet pleinement d’apprécier cette lecture.

Note
3,5/5

1 commentaire :

  1. je partage avec toi le ressenti quant à l'intérêt de l'histoire et celle du graphisme. J'ai adoré ce livre pour son approche graphique très originale et le lien très étroit avec l'estampe japonaise. En revanche l'histoire est vraiment en second plan. J'y ai prêté assez peu d'attention

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