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mardi 16 février 2016

Dans la peau de Coventry

Auteur : Sue Townsend
Titre Original : Rebuilding Coventry
Traduction : Fabienne Duvigneau
Genre : Comédie

Éditions : Charleston
Publication : Février 2016
Pages : 257 

Prix : 18 euros

Résumé
« Il faut d'abord que je vous dise deux choses sur moi : la première, c'est que je suis belle, la deuxième, c'est que, hier, j'ai tué un homme du nom de Gerald Fox. Je suis une femme très ordinaire qui n'a aucun talent particulier, aucune relation influente parmi les membres de sa famille, aucune qualification en quoi que ce soit et aucun revenu. Hier, j'avais un mari et deux enfants adolescents. Aujourd'hui, seule et en fuite, je suis à Londres, sans mon sac à main. »

Fuyant un mari ennuyeux qui voue un amour inconditionnel à ses quatre tortues domestiques, une existence monotone dans le lotissement des Chemins Gris où il ne se passe jamais rien, et surtout la police, Coventry va se découvrir une âme d'aventurière… et de fugitive sans le sou. Tandis que tout le monde la recherche activement, ses tribulations en plein cœur de Londres, aux côtés de personnages tous plus rocambolesques les uns que les autres, vont se révéler bien plus drôles qu'une vie de femme au foyer dans la banlieue anglaise…
Avis de Marie
Reçu dans le cadre de notre partenariat avec les éditions Charleston, voilà une lecture qui m’a fait du bien. Drôle et rafraichissante, j’ai bien aimé cette comédie à l’humour so british
Coventry est belle. Il est important que vous le sachiez. En tout cas, elle, elle y tient. Mère de famille menant une vie ennuyeuse auprès d’un mari ennuyeux dans un quartier où il ne se passe jamais rien, Coventry s’ennuie. Oui, vous l’avez compris, l’ennui domine. Mais il ne va pas durer ! Car Coventry va commettre un acte auquel personne ne s’attendait : elle va tuer son voisin ! Soudainement tout bascule et voilà cette mère de famille en apparence impeccable sous tous les aspects en pleine cavale !
Fuyant la police, Coventry ne laisse pas seulement derrière elle un mari passionné de tortues et des enfants égocentriques. Non, elle abandonne également une vie bien rangée et parfaitement organisée où les imprévus n’avaient guère leur place. Finalement, c’est peut-être l’occasion d’en apprendre un peu plus sur elle-même et sur ce qu’elle désire réellement. Coventry parviendra-t-elle à échapper à la police encore longtemps ? 

Tout va très vite dans ce roman au point que je pensais que ce départ meurtrier serait réglé au bout d’une cinquantaine de pages. Mais loin de là ! En réalité l’auteur prend plaisir à  faire durer le suspense et surtout à plonger Coventry dans des situations toujours plus absurdes et délirantes les unes que les autres. Et ce n’était pas pour me déplaire car j’ai adoré voir cette dame si soucieuse de son image, plongée dans les pires galères ! 

Sue Townsend nous livre là un regard sur la société plein d’humour mais aussi très satirique. Dans un monde fait de faux-semblants et d’hypocrisie où seules les apparences comptent, Coventry va rapidement se rendre compte que tout peut basculer du jour au lendemain. Ainsi, ceux qui furent ses meilleurs amis pendant de nombreuses années peuvent se révéler complètement absents en cas de pépin et l’abandonner sans même hésiter une seule seconde à son sort. Certains d’entre eux, censés la connaître, ne seront d’ailleurs pas du tout étonnés que Coventry a tué un homme. Après tout, ne menait-elle pas une vie trop irréprochable pour être réellement honnête ? De telles apparences ne pouvaient que cacher un monstre ! La découverte de son journal intime n’aidera pas non plus à améliorer sa situation ! Si je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, j’ai pris plaisir à voir Coventry évoluer et prendre conscience du monde qui l’entoure et de ce qu’elle souhaite vraiment. 

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un genre de lecture que j’affectionne particulièrement, Dans la peau de Coventry est un roman à l’humour décapant qui se laisse apprécier sans aucune difficulté.

Extraits
« Sydney est quelqu’un de très froid. Il n’a jamais souffert, et la souffrance d’autrui l’agace. Il ne regarde plus le journal télévisé depuis qu’ ‘’on ne cesse de vous agresser avec ces images de victimes de la famine’’. »

« De toutes les personnes que je connais, Sidney est la seule qui ne sera pas choquée d’apprendre que je suis recherchée par la police. Je suis presque contente qu’il soit dépourvu de principes ; les gens qui n’ont pas de principes sont très rassurants dans les moments de crise. »

Note
3/5
Drôle et rafraîchissant

2 commentaires :