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mardi 29 décembre 2015

Dylan Dubois

Auteur : Martine Pouchain
Genre : Roman

Éditions : Sarbacane
Collection : Exprim’
Publication : 4 novembre 2015
Pages : 280 pages

Prix : 15,50€

Résumé
Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et soli- taire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a trouvé une remplaçante à sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pour- quoi c’est elle qui fait la pluie et le beau temps dans la maison alors qu’elle passe ses soirées à se faire draguer dans les bars. Il ne comprend pas non plus pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle… Mais le pire, c’est quand il finit par comprendre. Cynthia n’est pas seulement une belle-mère désagréable et égoïste : c’est une veuve noire, une machine à diviser, à manipuler et démolir les autres.
Là, il n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty, direction la forêt, le seul endroit où il se sent en sécurité, pour aller voir si ailleurs a plus de sens qu’ici.

Avis de Marie
J’ai lu de nombreux avis à propos de ce roman. Si certains s’étaient montrés relativement négatifs, d’autres étaient, à l’opposé, particulièrement élogieux. Sans aller jusqu’au coup de cœur, pour autant j’ai énormément apprécié l’histoire de Dylan Dubois, cet adolescent que la vie n’a pas épargné.

Après avoir passé un an en foyer, Dylan peut enfin revenir vivre avec son père. Quelle surprise lorsqu’en rentrant il découvre Cynthia, la nouvelle copine de ce dernier et son fils déjà bien installés. Même si Dylan n’est pas enchanté de la situation, si son père est heureux, alors il est prêt à faire des efforts. Mais voilà, très rapidement, il va se rendre compte que Cynthia et lui, ça va difficilement marcher. Déjà, pourquoi obliger Rusty, son chien, à rester dehors en permanence ? Et puis, on ne peut pas dire qu’elle est la belle-mère parfaite, bien au contraire. Dylan se retrouve très rapidement confronté à la dure réalité : Cynthia ne veut pas de lui. Égoïste et manipulatrice, elle a bien compris que l’adolescent était un obstacle pour manipuler le père. Alors elle décide de lui mener la vie impossible, jusqu’au jour où Dylan craque et commet un acte terrible. Là, il ne lui reste plus qu’une solution : fuir et partir loin avec Rusty. Dylan a toujours rêvé de vivre dans la forêt, pourquoi ne pas tenter l'expérience maintenant ?

Merci aux éditions Sabarcane pour ce roman que j’ai beaucoup aimé. L’ayant vu énormément sur la blogo, j’avais vraiment hâte de me faire mon propre avis. Et je n’ai pas été déçue ! La collection Exprim’ de Sabarcane a un catalogue très riche et jusqu’ici je n’ai jamais été déçue.
Dylan Dubois, c’est le cheminement intérieur d’un jeune garçon en quête d’identité.  Nous le suivons donc à partir de sa sortie de foyer pour retourner vivre chez son père. Il lui a fallu attendre mais cela valait le coup, son père a de nouveau été jugé capable de s’occuper de lui. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre que Cynthia et son fils Pedro, dont il ignorait encore jusqu’ici l’existence, ont déjà réaménagés la maison, SA maison, sans même tenir compte de lui ! Car oui, Cynthia, si elle semble combler le père, n’a pas l’air prête à accepter l’irruption du fils adolescent dans son quotidien. Pourquoi ? Sous des dehors parfaits, la belle-mère de Dylan est une personne terrible, pour ne pas dire horrible : manipulatrice et égoïste, elle ne recule devant aucun stratagème pour obtenir ce qu’elle souhaite. Or, Dylan est un obstacle qu’elle ne saurait tolérer. Mais comment se débarrasser de lui sans éveiller les soupçons du père ? Elle va alors tout mettre en œuvre pour le pousser à bout de façon à ne jamais être remise en cause. Et Dylan va craquer… Sa seule solution est de fuir. Alors il part avec Rusty, son chien bâtard, et c’est là, seul sur les chemins, dans les champs ou en pleine forêt qu’il va en apprendre plus sur lui-même en quelques jours qu’en toute une vie… Au gré de ses rencontres, le regard de Dylan sur lui-même mais aussi sur son père, sur sa relation avec sa belle-mère ou encore sur son amie Tobie va évoluer et nous allons voir comment le jeune homme grandit.

Étrangement, je n’ai pas trouvé le personnage de Dylan si attachant. Dylan donne même l’impression d’être extérieur à lui-même. Ses analyses de la vie, des relations et de lui-même nous tiennent d’une certaine façon à distance et nous empêche de nous attacher complètement à lui. 
Pour autant, rien n’est objectif, il s’agit bien du regard du jeune homme et ses descriptions sont toujours liées aux émotions qu’il ressent sur le moment. J’ai trouvé certains passages vraiment très beaux, très forts en émotion. Dylan n’a pas été épargné par la vie et malgré tout, il reste optimiste et continue à aller de l’avant sans jamais s’arrêter. Si au début, j’ai regretté que certains personnages n’apparaissent plus au bout de quelques chapitres, après l’avoir complètement refermé, j’ai changé d’avis. Car il s’agit bien de l’histoire de Dylan et non pas de Cynthia, de Pedro, de Tobie ou même de son père mais bel et bien la sienne et uniquement la sienne. Dylan est en train de devenir un adulte mais sous des dehors déterminés et durs, à plus d’une reprise, nous voyons l’enfant qu’il est encore remonter brièvement à la surface. Malheureusement, le monde extérieur ne lui laisse pas le choix et s’il veut survivre, l’adolescent a bien compris qu’il doit prendre sa vie en main. L’auteur nous offre ici une vision en nuances de gris du monde où des gens aussi  égoïstes que d’une grande valeur se côtoient.

Vous l’aurez compris, ce roman ne pas laisser indifférente. Sans être un coup de cœur, c’est une histoire que j’ai beaucoup aimé avec une petite morale à la fin qui conclut vraiment très bien tout le récit et le cheminement de ce jeune homme. Dans un style simple et parfois cru, l’auteur nous fait partager l’histoire émouvante d’un jeune homme qui avait besoin de liberté.

Extrait
« Je ne sais pas exactement de quoi il veut se faire pardonner. D’avoir mis mon chien dehors, de m’avoir laissé un an en foyer, d’avoir démissionné de sa fonction de père en picolant, ou de tout ça à la fois. Mais ça fait quand même du bien de l’entendre et je me dis que le bonheur a peut-être ses chances. Après tout, Rusty, c’est mon choix, pas le sien. Je dois m’estimer heureux qu’il m’ait laissé l’adopter. »


Note
4/5

5 commentaires :

  1. Waow ta chronique est parfaite. En sortant de cette lecture je n'ai pas réussi Di tout à écrire ce que j'en pensais c'était totalement contradictoire ;)

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    1. Oooh merci <3 T'es adorable ! Cette chronique n'a pas été du tout facile à faire, il m'a fallu attendre un peu avant de la commencer pour mettre de l'ordre dans mes pensées. En tout cas, je suis contente de voir qu'elle t'a plu :D

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  2. Pas de coup de cœur pour moi non plus, mais une très bonne lecture :)

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    1. Je suis d'accord avec toi ^^ mais il est passé à un cheveu près du coup de coeur !

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  3. Autant le début du résumé me plaisait autant la partie vie dans la forêt pas du tout. Dommage, je passe mon tour.

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