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samedi 28 novembre 2015

Les Virevoltants

Auteur : Leila Meacham
Titre VO : Tumbleweeds
Traduction : Elisabeth Luc
Genre : drame

Éditions : Charleston
Publication : Avril 2015
Pages : 431 pages

Prix : 22,50€

Résumé
1979. Catherine Ann est encore une petite fille lorsqu’elle perd ses parents dans un accident de voiture en Californie. Au Texas, chez sa grand-mère Emma, elle fait la connaissance de deux garçons, John et Trey, également orphelins, qui décident de la protéger. Ils formeront un trio remarquable, elle la plus belle fille de la région, eux des champions de football américain adulés par leur petite ville du Texas. En grandissant, ils nourrissent le projet de partir tous les trois à l’université. Mais, à la veille d’un match, une mauvaise blague vire à la tragédie. Le trio va se déchirer et les trois inséparables devront apprendre à vivre chacun de son côté. Le passé est-il éteint pour toujours ?

Avis de Marie
Il est rare d’être déçu avec les éditions Charleston. Pourtant, Les Virevoltants en est une. Sans être un mauvais roman ou même une lecture désagréable, je n’ai pas réussi à me plonger entièrement dans le récit et il m’a laissée relativement indifférente.
Les Virevoltants, c’est l’histoire de trois amis, unis dans la vie par des liens très forts. Cathy vient de perdre ses deux parents dans un tragique accident de voiture. Elle n’a que 12 ans. Elle va alors démarrer sa nouvelle vie au Texas, auprès de sa grand-mère. Là, elle y rencontre John et Trey, orphelins eux aussi. Les trois adolescents vont immédiatement devenir inséparables et n’envisageront leur vie qu’ensemble. Jusqu’au jour où un terrible drame survient. Leur amitié va alors connaître un revers, leurs certitudes complètement ébranlées. Malgré tout, des années plus tard, ce lien a-t-il définitivement disparu ?


Leila Meacham était une auteur que je tenais à découvrir. Malheureusement, ce roman là n’a pas réussi à me convaincre. Dans l’ensemble, la lecture est agréable. D’une écriture tout en simplicité, l’auteur nous plonge dans une chronique américaine typique. Nous retrouvons en effet tous les éléments classiques dans cette histoire au cœur des Etats-Unis : une petite ville texane, de beaux garçons sportifs, une jolie fille intelligente, l’amour, l’amitié etc.… L’auteur va alors tenter de nous faire ressentir la force des sentiments qui unissent le trio plus qu’elle ne la décrit. Cependant, elle nous tient à distance et il se dégage une certaine froideur qui m’a empêchée de m’attacher aux personnages. 
Cathy va beaucoup changer. De petite fille choyée par ses parents, elle passe soudainement au statut d’orpheline. C’est au côté de sa grand-mère qu’elle va retrouver un équilibre et surtout grâce à la présence de John et Trey. Les deux amis tombent immédiatement sous le charme de cette enfant. Ils n’aspirent qu’à une chose : voir un sourire se dessiner sur son beau visage. C’est là que leur amitié débute pour ne cesser de grandir au fil du temps. Après le lycée, les trois amis ont d’ailleurs de grands projets. Cathy veut devenir médecin et les deux jeunes hommes, des footballeurs professionnels. Alors, ils décident qu’ils iront faire leurs études tous ensemble dans la même faculté car la séparation est inenvisageable. Jusqu’au jour où une terrible erreur est commise et bouleverse leur vie. Ce qui avait commencé par une mauvaise blague finit par une tragédie. Suite à cela, les trois amis ne seront plus les mêmes et leurs projets en seront compromis. L’avenir qu’ils s’étaient tracés n’est plus et chacun va devoir apprendre à vivre différemment. Mais est-il possible d’ignorer pendant si longtemps les sentiments qui les ont unis et de tirer une croix définitive sur le passé ? 

Si au début j’ai apprécié chacun des membres du trio, plus ils grandissaient et moins c’était le cas. Leur relation des premières pages était vraiment très belle et je m’attendais à ce que l’auteur nous fasse ressentir la force avec laquelle elle grandit chaque année. Mais plus les personnages évoluaient, moins je les trouvais crédibles, en particulier Trey. Leurs réactions improbables, parfois disproportionnées m’ont à plusieurs reprises agacée. L’intrigue elle aussi souffrait du même problème par moment, tant certaines situations et certains dénouements m’ont paru en décalage avec tout le reste. La tension allait crescendo et alors même que le lecteur s’attend à un bouleversement, elle redescendait tout en douceur. J’aurais pourtant aimé que l’auteur n’épargne pas les sentiments du lecteur comme elle le fait avec ses personnages. Passée la moitié du roman, j’ai trouvé que l’histoire souffrait de trop de longueurs. Autant certains chapitres se laissaient dévorer très rapidement tant ils étaient prenants, autant d’autres prenaient beaucoup plus de temps tant les longueurs y étaient présentes.  

Cette découverte d’un roman de Leila Meacham n’était pas ce à quoi je m’attendais. Tous ces éléments font que je reste mitigée à son sujet. Je n’ai rien à reprocher à la plume de l’auteur, fluide et agréable. Néanmoins, l’intrigue et les personnages ne m’ont pas paru assez creusés et certaines situations apparaissaient alors disproportionnées par rapport à ce que l’auteur pouvait nous laisser attendre – en particulier en ce qui concerne le dénouement final, qui m’a beaucoup déçue. Les Virevoltants est donc une petite déception pour moi. Roman sur la force des sentiments, il m’a laissée relativement indifférente et c’est bien dommage ! 

Extrait
« Leur amitié des plus étranges fonctionnait comme un tandem : ils étaient toujours ensemble, l’un menait et l’autre pédalait, l’un devant, l’autre derrière, et ils changeaient souvent de place. Qu’est-ce qui les unissait à ce point ? Depuis qu’elle et la mère de John les avaient présentés l’un à l’autre, quatre ans plus tôt, ils étaient liés, on pas par l’âme (Dieu seul savait où se retrouverait celle de Trey, alors que celle de John était promise au paradis), mais par le cœur, dont les lois étaient inexplicables. »

Note

2,5/5
Une lecture décevante

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