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samedi 6 septembre 2014

Le journal de Bridget Jones

Auteur : Helen Fielding
Titre VO : Bridget Jones’s Diary
Traduction : Arlette Stroumza
Genre : Romance, Comédie

Edition : J’ai Lu
Parution : Octobre 2013
Pages : 338 pages

Prix : 6,90 euros

Résumé
Bridget Jones, femme active et célibataire de 29 ans, consigne les déboires de ses journées dans un journal. Chaque jour est l'occasion de faire le point sur son poids, les cigarettes fumées, l'alcool et les calories ingurgitées. Sa préoccupation principale reste le sexe opposé ; de Daniel, son patron dont elle est secrètement amoureuse et dont elle peut attendre passivement des heures durant le coup de fil, quand elle ne croule pas sous l'avalanche de ses mails, à ceux qu'elle rencontre lors de ses dérives, des hommes souvent casés, névrosés ou alcooliques. Un roman ironique et désopilant tout en restant tendre.

Lecture commune
Qu’on ait lu ou pas le roman d’Helen Fielding, on connait tous Bridget Jones, cette sympathique trentenaire légèrement gaffeuse, à la recherche du grand amour et qui a marqué un tournant dans la « chick-lit ». 

Pour ma part, j’ai découvert les films bien avant de m’intéresser aux livres. Je ne sais pas si cet ordre en est la cause mais j’ai été un peu déçue par le roman. Déjà ne serait-ce que pour la couverture de l’édition que je possède et que je trouve vraiment hideuse !!! Quand on sait que la couverture est la première chose que le lecteur voit d’un livre et bien moi ça ne m’a pas du tout inciter à l’ouvrir. Inutile de dire que depuis, les couvertures des nouvelles éditions ont fait des progrès…


Que dire sur Le Journal de Bridget Jones en lui-même ? C’est vrai qu’il contient pas mal de clichés mais j’y retrouve quand même avec plaisir l’humour très caustique et so british de nos amis d’Outre-Manche. Car une chose est sûre : Bridget et sa bande d’amis sont tous plus drôles les uns que les autres et ne manquent pas de faire rire le lecteur (ou en tout cas de me faire rire). 

Comme le veut le principe du journal intime, notre trentenaire nous expose donc tous ses petits tracas quotidiens dans un style plein d’humour mais simpliste. Elle nous parle de son régime, de ses relations avec sa mère, de ses déboires sentimentaux ou même de son combat quotidien pour enfin trouver LE grand amour. Pourtant si l’héroïne du livre est sympathique, je ne suis pas arrivée à y retrouver la Bridget attendrissante et gaffeuse du film. Ici, le personnage m’a laissé une impression plus matérialiste et futile même si elle reste quand même attachante. 
En effet, Helen Fielding nous brosse le portrait d’une héroïne pas très maligne dans laquelle tout le monde peut se reconnaitre à un moment ou un autre ce qui me l’a rendu à la fois sympathique mais aussi agaçante. Mais il faut dire qu’un livre de « chick-lit » sans héroïne belle, grande, blonde et intelligente ça fait quand même un bien fou ! L’erreur est maintenant rectifiée avec Bridget qui est loin d’être parfaite : accro à la cigarette, celle-ci ne dit jamais non à un petit verre et ses bourdes l’embarquent toujours dans des situations toutes plus délirantes les unes que les autres. 

Si de nombreux lecteurs ont fait le parallèle entre l’oeuvre d’Helen Fielding et Orgueil et Préjugés, pour moi la comparaison n’a pas été flagrante lors de ma première lecture. Je crois que si on ne me l’avais pas expliquée, je ne l’aurais toujours pas vue d’ailleurs ! Mais c’est vrai qu’avec le recul toutes les petites allusions m’ont enfin sauté aux yeux. 

Le Journal de Bridget Jones n’est donc pas une lecture qui m’a marqué. Je lui ai largement préféré le film même si j’ai pris plaisir à découvrir les versions papiers de Marc et Daniel, les deux prétendants de notre célibatante préférée !

Extrait
« Femme. C’est pire que paysan – semis, arrosage, arrachage, récolte… On n’en finit jamais. Jambes à épiler, aisselles à raser, sourcils à épiler, pieds à poncer, peau à gommer et hydrater, points noirs à enlever, racines à décolorer, cils à teindre, ongles à limer, cellulite à masser, abdominaux à exercer. Un programme si rigoureusement exigeant qu’il suffit de se laisser aller quelques jours pour se retrouver en jachère. »

Note
3/5

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