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vendredi 1 août 2014

Le Horla

Auteur : Guy de Maupassant
Genre : Nouvelle, Fantastique 

Edition : Librio
Parution : Août 2013

Prix : 2 euros
AchatFnac - Le Horla


Résumé
Quel est cet être impalpable et mystérieux, ce Horla tapi dans l'ombre, prêt à bondir pour posséder sa proie ? On cherche à le saisir mais il s'échappe sans cesse, on croit le dominer et c'est lui qui nous tient.
Alors, peu à peu, inexorablement, nous plongeons dans les abîmes insondables de la folie : la mort, ultime pulsion, n'est-elle pas la seule issue ?

Avis
Connu pour la qualité de ses nouvelles et de ses écrits de manière plus générale, Maupassant nous livre ici une oeuvre de premier choix à la fois simple, sombre et percutante.  
Cette (trop) courte nouvelle est rédigée sous la forme d’un journal. Celui-ci, angoissant et effrayant, nous relate progressivement la folie et la terreur dans lesquelles plonge progressivement un narrateur dont le nom ne sera jamais divulgué. 
Folie, Hypnose, manifestation invisible… Mais que ou qui peut bien être ce mystérieux Horla ? Jusqu’aux toutes dernières pages, notre homme oscille sans cesse entre folie et phénomènes inexpliqués. Le lecteur assiste, fasciné, à son inexorable déchéance jusqu’à la toute dernière question qu’il se pose et sur laquelle s’achève notre nouvelle. 

Encore une fois, le style de Maupassant est impeccable : ici, point de mots compliqués ou de phrase trop alambiquées. Le texte, très imagé, est enrichi grâce à des métaphores et à des descriptions soignées qui font appel à de nombreuses énumérations. On plonge facilement dans l’univers angoissant et les méandres de la pensée du narrateur. 

Nouvelle sombre et angoissante, Le Horla fait la part belle au fantastique et à la folie. Très souvent imposée au collège ou au lycée, j’ai pris plaisir à redécouvrir cette nouvelle par moi-même.

Extraits
« Cette nuit, j’ai senti quelqu’un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie entre mes lèvres. Oui, il la puisait dans ma gorge, comme aurait fait une sangsue. Puis il s’est levé, repu, et moi je me suis réveillé, tellement meurtri, brisé, anéanti, que je ne pouvais plus remuer.  »

« Depuis que l’homme pense, depuis qu’il sait dire et écrire sa pensée, il se sent frôlé par un mystère impénétrable pour ses sens grossiers et imparfaits, et il tâche de suppléer, par l’effort de son intelligence, à l’impuissance de ses organes. Quand cette intelligence demeurait encore à l’état rudimentaire, cette hantise des phénomènes invisibles a pris des formes banalement effrayantes. De là sont nées les croyances populaires au surnaturel, les légendes des esprits rôdeurs, des fées, des gnomes, des revenants, je dirai même la légende de Dieu, car nos conceptions de l’ouvrier-créateur, de quelque religion qu’elles nous viennent, sont bien les inventions les plus médiocres, les plus stupides, les plus inacceptables sorties du cerveau apeuré des créatures. »

Note
8,5/10



2 commentaires :

  1. J'aime bien cette nouvelle même si je ne suis pas fan de Maupassant...

    Pour répondre à ta question, c'est bien All I need de Within temptation qui est utilisée dans Vampire Diaries :)

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