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mardi 8 juillet 2014

Madame Bovary

Auteur : Gustave Flaubert
Genre : classique, roman

Edition : Pocket
Collection : Classique
Publication : 1er juin 2006
Pages : 478 pages

Prix : 1,99€

Résumé
Depuis 150 ans, cette pauvre Emma Bovary souffre et pleure dans cent, dans mille villages et villes de France. Parce qu'elle ne sait pas vivre, ni aimer, elle rêve ses amours et sa vie. Et cependant elle est belle, sensuelle, audacieuse. Mais une imagination déréglée, l'exaltation romanesque, un époux médiocre et obtus, l'absurde goût du luxe et des amants méprisables vont l'entraîner dans la ruine et une mort affreuse. Pour diriger cet « orchestre des instincts et des sentiments féminins », qu'est selon lui Madame Bovary, Flaubert souffre mort et passion, à la fois grand prêtre et martyr de l'art, du style et de la beauté. Mais derrière la perfection du chef-d'œuvre apparaissent la crudité, la violence et l'érotisme, comme dans un roman d'aujourd'hui.

Avis
Comment vous parler de Madame Bovary ? Et bien, il nous ait autant difficile de vous en parler qu’il nous a été difficile de le lire. Toutes les deux nous avons eu énormément de mal à terminer notre lecture de ce classique de la littérature française.
L’histoire est celle d’Emma, une jeune provinciale bercée par ses lectures romantiques. Pleine d’illusions, elle espère vivre une grande histoire d’amour passionné. Mais elle va vite être rattrapée par la réalité, mariée à Charles Bovary, médecin de campagne veuf depuis peu. Désenchantée par la monotonie de son quotidien et dégoûtée par un mari pourtant aimant et attentionné, Emma s’ennuie et s’enfonce chaque jour dans la dépression. Afin de redonner du piment à sa vie, elle va alors avoir des aventures extraconjugales, sous les yeux de son mari qui ne se doute de rien. Marquée par l’insatisfaction, il ne reste qu’une seule issue possible à sa vie : le suicide.


J’ai détesté Emma, autant le dire tout de suite ! Flaubert nous livre ici le portrait d’une héroïne dénuée de qualités et de personnalité. Seul son caractère égoïste m’a marquée. Chacune de ses actions dans le récit l’a rendue encore plus détestable à mes yeux, raison pour laquelle je n’ai pas réussi à accrocher. Emma aurait pu avoir une vie heureuse. Malheureusement, elle fait partie de ces gens jamais satisfaits qui ne savent pas se contenter de ce qu’ils ont. Si encore elle faisait le nécessaire pour parvenir à obtenir ce qu’elle souhaite… Mais Emma est une éternelle insatisfaite ! Et les autres personnages, quant à eux, m’ont également paru bien fades.
Il est difficile de prendre plaisir à la lecture d’un récit avec une telle héroïne et un style d’écriture aussi lourd. En effet, bien que Flaubert nous montre une maîtrise extraordinaire de la langue française, cela n’empêche pas une écriture très chargée et lourde. Certes, un sujet tabou pour l’époque y est abordé : le suicide et la femme adultère.

Malgré une histoire peu prenante aux personnages assez fades dont une héroïne nombriliste, Gustave Flaubert nous livre un roman devenu un classique de la littérature française à juste raison. Tout en mettant brillamment à l’honneur la langue française, l’auteur fait un portrait incroyablement détaillé et réaliste d’une jeune femme romantique désillusionnée par la vie qui lui a été imposée. Madame Bovary mérite donc à ce titre d’être lu au moins une fois dans sa vie. Je n’ai juste pas accroché à l’histoire et lui ai largement préféré L’éducation sentimentale.

Extraits
« — D’ailleurs, ajouta-t-il, quand on habite la campagne…
— Tout est peine perdue, dit Emma.
— C’est vrai ! répliqua Rodolphe. Songer que pas un seul de ces braves gens n’est capable de comprendre même la tournure d’un habit !

Alors ils parlèrent de la médiocrité provinciale, des existences qu’elle étouffait, des illusions qui s’y perdaient.

— Aussi, disait Rodolphe, je m’enfonce dans une tristesse…
— Vous ! fit-elle avec étonnement. Mais je vous croyais très gai ?
— Ah ! oui, d’apparence, parce qu’au milieu du monde je sais mettre sur mon visage un masque railleur ; et cependant que de fois, à la vue d’un cimetière, au clair de lune, je me suis demandé si je ne ferais pas mieux d’aller rejoindre ceux qui sont à dormir… »

« Et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l’éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage. »


Note
6/10

4 commentaires :

  1. J'étais horriblement agacée par l'Education Sentimental et surtout de son personnage principal pour tout dire, je me mettrais à Madame Bovari en tout cas cette année je pense.

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    1. Bon courage avec Madame Bovary, j'espère qu'il te plaira quand même davantage que l'Education Sentimentale !

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  2. Coucou. Je suis nouvelle sur blogspot (lesalondeslettes.blogspot.com) et cela fait plusieurs fois que je passe sur ton blog. J'aime bien celui-ci, tu alterne pas mal tes lectures !

    Je n'ai pas tant aimé que ça mais je voudrais lire "l'éducation sentimentale"

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    1. Merci et bienvenue sur blogspot alors ! Nous sommes deux à nous occuper du blog et oui, nous aimons bien diversifier nos lectures.

      L'Education sentimentale est un livre assez volumineux et très long. J'avais apprécié la précision du contexte historique, j'espère qu'il te plaira ^^

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