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jeudi 19 juin 2014

Pentatracks - Nouvelles

Auteurs : Thierry Berlanda, Marie Fontaine, Antonia Medeiros, Kemi Outkma, Chris Simon
Genre : nouvelle

Edition : La Bourdonnaye
Publication : 11 juin 2014
Pages : 122 pages

Prix : 0,99€

Résumé

Que peuvent bien avoir en commun une star du rock vieillissante et fatiguée, deux gamins de banlieue à l’avenir pour le moins incertain, un mari blasé qui trompe sa femme avec une maîtresse virtuelle confondante de réalisme, un transsexuel en voie de masculinisation totale, et un ancien tortionnaire hanté par ses démons ?
Le lien est qu’ils se retrouvent tous au cœur de cinq récits différents, inspirés par cinq standards du rock différents et sortis de l’imagination de cinq auteurs différents. Richesse de style, d’univers, de musique, de mots. Avec une préface et un bonus track de Claude Faber, parolier de la chanson Horizon pour le groupe Détroit.
Pentatracks est né d’un jeu, d’une rencontre, d’un concept. Les internautes ont posté les titres de leurs chansons favorites dans une playlist soumise à cinq auteurs. Puis chaque auteur, à partir du morceau de son choix, a écrit une histoire.

Avis

Tout d’abord, merci aux éditions La Bourdonnaye pour l’envoi de ce livre au format numérique.
N’étant pas particulièrement fan des nouvelles, je partais un peu sceptique mais le concept me paraissait intéressant : il s’agissait pour cinq auteurs d’écrire une courte histoire à partir de chansons sélectionnées par des internautes.
Afin de me plonger dans l’ambiance j’ai décidé de lire ce livre avec chaque chanson correspondante, d’autant plus que je ne les connaissais pas toutes. Même si j’ai trouvé l’exercice des auteurs intéressants, je n’ai malheureusement pas adhéré.


Chaque nouvelle correspond à un univers différent et il m’a été difficile de me plonger pleinement dans chacun d’entre eux. Ensuite, et c’est là le problème de la plupart des nouvelles, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Seule Puzzles et Origamis de Kemi Outkma se distingue à ce niveau des autres mais j’ai regretté que les personnages ne soient pas plus développés. En fait, il est dommage qu’il ne s’agisse que d’une nouvelle, une version plus longue ne m’aurait pas déplu.
La dernière nouvelle du recueil, El Santo, était également intéressante, non pas parce que le personnage était attachant (bien au contraire !) mais parce qu’Antonia Medeiros a bien travaillé la psychologie de son personnage.
Par ailleurs, je n’ai pas toujours accroché au style d’écriture de tous les auteurs, en particulier celui de Thierry Berlanda dans Idol que j’ai trouvé un peu confus. Toutes ces nouvelles ont pour autant un point commun (exceptée Jérôme de Chris Simon) : elles nous montrent la cruauté du monde et nous pousse à nous interroger sur la complexité des rapports humains. Fant’easy de Marie Fontaine nous dévoile ainsi un monde dominé par la technologie où les individus semblent s’être perdus et se retrouvent encore plus isolés les uns des autres.

Le concept est intéressant mais je n’ai pas adhéré : le passage d’un style à un autre à chaque nouvelle ne laisse pas le temps de s’imprégner de l’ambiance propre à chacune (même si le fait d’écouter les chansons en fond facilitait un peu la tâche) et toutes les histoires ne m’ont pas particulièrement touchée bien que certaines aient des retournements de situation et des chutes intéressantes.  

J’ai donc été un peu déçue d’autant plus que la préface écrite par Claude Faber m’avait vraiment donné envie de le lire. Au final, Pentatracks comporte plusieurs nouvelles d’auteurs très différents et toutes ne pouvaient pas forcément me plaire, certaines m’ayant davantage touchée que d’autres. Je conseille ce livre aux lecteurs curieux de découvrir des nouvelles directement inspirées de chansons.

Extrait

« On n’écrit jamais en silence. Je veux dire par là que l’on n’écrit jamais sans écho en soi et sans résonnance profonde. Quel auteur oserait dire que les choses de l’intérieur n’ont pas de voix ? Qu’elles ne se font pas entendre – une harmonie, un murmure, un souffle, un silence – à celle ou celui qui écrit. Mais comme les voix et les mélodies venues des profondeurs de l’être ne semblent pas suffire (et pourtant…), il faut donc à certains – dont je fais partie – le chant, l’instrument, le volume.  »


Note
5/10

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