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mardi 24 juin 2014

Le Parfum

Auteur : Patrick Süskind
Titre Original : Das Parfum
Traduction : Bernard Lortholary
Genre : Roman, Classique, Historique 

Edition : Lgf
Collection : Ldp
Parution : Janvier 1988
Pages :  307 pages

Prix : 5,60 euros


Résumé

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

Avis

Enfant bâtard né d’une mère infanticide, au XVIIIème siècle, dans un Paris sale et nauséabond, le jeune Jean-Baptiste Grenouille grandit dans des conditions abominables et ne doit sa survie qu’à son odorat d’exception alors que, bizarrement, lui-même ne possède pas la moindre odeur. De même, il ne ressent aucun état d’âme ou sentiment humain. Sa raison d’être se résume alors aux odeurs qui l’entourent et qu’il veut recréer, et cela, jusqu’à l’obsession et au meurtre. 
Le Parfum est un livre très spécial et qui détonne fortement dans l’univers des classiques. Tous les sens du lecteur sont mis à contribution pour imaginer, visualiser et surtout sentir l’histoire écrite par Patrick Süskind.


Le personnage de Grenouille m’a laissée un peu perplexe au début de l’intrigue. J’éprouvais davantage de pitié que d’horreur pour lui. En effet, celui-ci ne partait pas vraiment gagnant dans la vie : une mère infanticide, un physique plutôt ingrat et une enfance difficile pour ne pas dire horrible. Bref, Grenouille n’a pas eu le meilleur départ qui soit.
Pourtant, au fil des pages, la noirceur de sa personnalité va peu à peu se révéler. En effet, Jean-Baptiste est un être arrogant, méprisant et perfide, qui voue une haine féroce aux hommes mais cherche cependant à s’en faire accepter et adorer. D’ailleurs, un destin pour le moins tragique et/ou funeste attend les personnages qui côtoient Grenouille de trop près comme le parfumeur Baldini. 
A la fois drôle et pathétique, terrifiant et pitoyable, fascinant et dérangeant, Jean-Baptiste Grenouille, dans sa quête de l’odeur parfaite, nous entraine dans un sillage d’odeurs inconnues à la fois nauséabondes et sublimes. 

Le style d’écriture de Patrick Süskind n’est pas des plus simples au premier abord. Je ne m’y suis habituée qu’après une cinquantaine de pages que j’ai trouvé assez ennuyeuses. Pourtant, j’ai trouvé la suite de ce roman passionnante, les événements s’enchaînant alors à toute vitesse sans que l’on puisse pour autant parler de rebondissements. 
Grâce à une écriture originale et des descriptions très poussées, on arrive presque à ressentir les odeurs que l’auteur nous décrit dans cette France que Grenouille va parcourir durant sa quête. 
                                                                                        
Après un début un peu long, l’histoire étrange et effroyable de Jean-Baptiste Grenouille a fini par me captiver. L’auteur, grâce à un style très particulier, arrive à nous faire sentir et ressentir toute l’horreur des actions de Grenouille dans sa quête des odeurs mais également une pointe de pitié. 

Extraits

« Le parfum vit dans le temps ; il a sa jeunesse, sa maturité et sa vieillesse. »

« Tout au long de sa vie, même dans les rares moments où il connut des bouffées de satisfaction, de contentement, voire peut-être de bonheur, il préféra toujours l’expiration à l’inspiration - de la même façon, d’ailleurs, qu’il n’avait pas commencé sa vie en prenant son souffle avec espoir, mais en poussant un cri meurtrier ». 

« Il serait capable de créer un parfum non seulement humain, mais surhumain ; un parfum angélique, si indescriptiblement bon et si plein d’énergie vitale que celui qui le respirerait en serait ensorcelé et qu’il ne pourrait pas ne pas aimer du fond du coeur Grenouille, qui le porterait. »

Note


8,5/10

3 commentaires :

  1. je me rappelle avoir beaucoup aimé ce livre ;)

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  2. Je ne l'ai pas lu mais à voir pour plus tard :)

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  3. Une lecture originale que j'ai bien appréciée !

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