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vendredi 13 juin 2014

Joyland

Auteur : Stephen King
Traduction : Nadine Gassie et Océane Bies
Genre : Roman, Thriller, Fantastique

Edition : Albin Michel
Parution : janvier 2010
Pages : 323 pages

Prix : 21,90 euros


Résumé

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais...

Avis

Etudiant lambda à la recherche d’un emploi saisonnier durant l’été 1973, Devin va se retrouver embauché par Joyland, un petit parc d’attraction situé sur le littoral de la Caroline du Nord. Là, dans une ambiance teintée de surnaturel et de fantastique, il va découvrir un monde particulier qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours : celui des fêtes foraines. 

Avant Joyland, je n’avais jamais lu de roman de Stephen King mais seulement vu les adaptations de ses livres (Christine, Shining ou encore Carrie). Je remercie donc tout particulièrement les éditions Albin Michel de m’avoir fait découvrir cet ouvrage. 

Stephen King nous plonge avec brio dans l’univers si particulier des parcs d’attraction et des fêtes foraines traditionnelles. J’ai beaucoup aimé la manière dont il nous dépeint l’univers forain qui devient au fil des pages un personnage à part entière.  
L’énigme représentée par le meurtre de Linda Gray, le mystérieux fantôme de la maison hantée n’occupe qu’une partie de l’intrigue. Durant une bonne partie du roman, l’auteur se consacre davantage aux peines de coeur de Dev, au fonctionnement du parc d’attraction ou encore à Annie et Mike, la mère et le fils habitant près du parc.

Alors certes, on retrouve tous les éléments du thriller : un lieu insolite, des personnages originaux et mystérieux, un meurtre irrésolu… Pourtant, l’angoisse n’est pas vraiment présente dans les deux cents premières pages même si le dénouement final de l’intrigue est surprenant et m’a tenue en haleine durant une bonne cinquantaine de pages. J’ai l’impression que l’auteur a surtout cherché à privilégier la nostalgie et la mélancolie du temps qui passe par rapport à l’horreur ou à l’angoisse. Et pour moi, le pari est réussi !!

Joyland fait également la part belle à toute une galerie de personnages hauts en couleur et attachants qui ne sont pas toujours ce qu’ils prétendent ou paraissent être.
Il y a aussi beaucoup de références et de clins d’oeil bienvenus à d’autres oeuvres populaires, de Cinquante Nuances de Grey à Harry Potter en passant par 1984.

La prose est impeccable et mêle de manière vraiment très habile les évènement survenus durant l’été et l’automne 1973 avec des révélations sur le futur des personnages. J’ai eu peur que ces allers-retours constants entre présent et futur ne ralentissent l’histoire mais c’est tout le contraire ! Cela donne une vraie dynamique à l’intrigue et rend les personnages encore plus attachants car on sait ce que la vie va leur réserver bien après la dernière page. 
En lisant ce livre en seulement quelques heures, j’ai souri, j’ai frissonné et j’ai même pleuré ! L’auteur sait très bien jouer avec nos nerfs en alternant moments d’angoisse ou d’émotion. 

Bref, comme vous l’aurez compris Joyland a été une bonne surprise ! C’est un livre très prenant qui m’a donné envie de lire les autres oeuvres de Stephen King pour voir où se situe ce roman dans l’univers de l’auteur et me forger ma propre opinion sur le reste de ses écrits. 

Extraits

« L’Histoire, c’est la merde collective et ancestrale du genre humain, un énorme tas de fumier qui n’arrête pas de monter ». 

« Quand on lit un polar ou qu’on regarde un film à suspense, on peut siffloter gaiement en passant devant une multitude de cadavres, simplement curieux de savoir qui, du majordome ou de la belle-mère diabolique, est le coupable. Mais ces jeunes femmes avaient réellement existé. Des corbeaux avaient probablement déchiré leur chair ; des asticots avaient infesté leurs yeux et s’étaient tortillés dans leurs narines avant de s’enfoncer dans la viande grise de leur cerveau… »

Note



7,5/10

2 commentaires :

  1. Je suis contente de découvrir ta chronique, j'étais intéressé et tu as confirmé mon envie !

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    Réponses
    1. Merci ! Alors tant mieux !! Maintenant il ne me reste plus qu'à découvrir ses autres livres :)

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